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The article explores two distinct meanings of reconciliation associated with the Nisga'a treaty in Canada. In the first, people are using reconciliation to mean correcting the mistakes of the past and creating a new relationship between aboriginal and non-aboriginal Canadians. In the second, people use reconciliation to mean reconciling the constitutionally protected aboriginal rights of the Nisga'a with Canadian sovereignty and the presence of non-aboriginal Canadian society. In this article I show that reconciliation in the first sense is a language of political legitimation that links the treaty with progress and the fulfilment of modern, enlightenment values. The second sense of reconciliation is more specific and involves making formerly incompatible rights compatible. I argue that by reconciling aboriginal rights with Canadian sovereignty the treaty does not repudiate the colonial insistence that aboriginal people conform to non-aboriginal laws and institutions to the extent implied in the more celebratory uses of reconciliation.

Résumé

Le présent article explore deux significations distinctes de la réconciliation telles qu'elles sont associées à l'accord Nisga'a au Canada. Dans la première, la réconciliation prend le sens d'une correction des erreurs du passé et d'une création de nouvelles relations entre les Canadiens aborigènes et non aborigènes. Dans la deuxième, la réconciliation a le sens d'une conciliation entre les droits des aborigènes, en l'occurrence les Nisga'a, tels que les consacre la Constitution, d'une part, et la souveraineté canadienne et la présence d'une société canadienne non aborigène d'autre part. L'auteur montre ici que la réconciliation dans le premier sens est un langage de légitimation politique qui lie le traité au progrès et à la réalisation de valeurs modernes et éclairées. Le deuxième sens de la réconciliation est plus spécifique et implique que l'on rende compatibles des droits qui ne l'étaient pas jusqu'alors. Selon l'auteur, en conciliant les droits des aborigènes avec la souveraineté canadienne, le traité ne renonce pas à la volonté coloniale de plier les peuples aborigènes à des lois et institutions non aborigènes, tel que cela est impliqué dans les usages plus solennels de la réconciliation.