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This article analyses the economics of paid-for traditional Irish music sessions in Doolin, County Clare in the Republic of Ireland. In part, it takes up Shepherd's recent call for research on the commodification of culture in tourist destinations. It is argued here that ‘commodification’ should be distinguished from the more general process of ‘commercialization’. I suggest that commercialization is simply the build-up of commercial relationships surrounding the production of an activity or an object, while commodification, following Helgasson and Palsson, is the intensive sequestering of that production into the realm of commensurable exchange-values. This clarification has important theoretical and political implications. Theoretically, the distinction bolsters and extends the critique of the notion of ‘authenticity’ in tourist destinations. In turn, this legitimizes the credibility of commercialized activities if and when productive control remains primarily in the hands of the producers themselves.

Résumé

L'auteur analyse l'économie des soirées payantes de musique traditionnelle irlandaise dans les comtés de Doolin et Clare, en république d'Irlande. Il répond en partie à l'appel récent de Sheperd en faveur d'une recherche sur la marchandisation de la culture dans les destinations touristiques. Il avance ici que la « marchandisation » doit être distinguée du processus plus général de « commercialisation » et suggère que la commercialisation est simplement la création de relations commerciales entourant la production d'une activité ou d'un objet, tandis que la marchandisation est, selon Helgasson et Palsson, la séquestration intensive de cette production dans le domaine des valeurs d'échanges commensurables. Cet éclaircissement a d'importantes implications théoriques et politiques. En théorie, cette distinction renforce et élargit les critiques de la notion « d'authenticité» dans les destinations touristiques, légitimant ainsi la crédibilité des activités commercialisées pour autant que le contrôle de la production reste en majeure partie entre les mains des producteurs eux-mêmes.