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Based on evidence collected during fieldwork among practitioners of Afro-Cuban religion in Havana, this paper seeks ‘recursively’ to redefine the notion of anthropological evidence itself. It does so by examining ethnographically practitioners' concern with the ‘evidence’ deities give (e.g. successful divinations, divine cures, etc.), by virtue of which people's relationships with deities are cemented. To the extent that this indigenous concept of evidence is different from notions of evidence anthropologists take for granted in their own work, it occasions the opportunity to transform those very assumptions. But such a procedure is itself evidential – pertaining to the relationship between ethnography and theory. The paper sets out the virtues, both ethnographic and theoretical, of this circularity.

Résumé

Sur la base des preuves recueillies au cours d'un travail de terrain parmi les praticiens d'une religion afro-cubaine à La Havane, le présent article cherche, de manière « récursive », à redéfinir la notion de preuve anthropologique elle-même. Pour cela, il ethnographie l'attention apportée par les praticiens aux « preuves » que leur envoient les divinités (par exemple des divinations réussies, des guérisons divines, etc.), grâce auxquelles la relation entre humains et déités est consolidée. Dans la mesure où ce concept autochtone de preuve est différent de la notion de preuve que les anthropologues tiennent pour acquise dans leur propre travail, il donne l'occasion de transformer ces hypothèses même. Cette procédure a toutefois valeur de preuve par elle-même, puisqu'elle est liée à la relation entre l'ethnographie et la théorie. L'auteur expose ici les vertus, ethnographiques aussi bien que théoriques, de cette relation circulaire.