The Virgin of Guadalupe: a nexus of affect

Authors


Department of Anthropology, University of Toronto, 19 Russell Street, Toronto ON M5S 2S2, Canada. v.napolitanoquayson@utoronto.ca

Abstract

Through an analysis of current celebrations of the Virgin of Guadalupe in Rome, I discuss how the Virgin echoes worries about patria y fe (nation and faith) as well as a Catholic faith mobilized in reaction to secularism. The Virgin's performative celebrations awaken a phantomatic unity of the nation and the family through affect and subtle racial tensions within, first, the body of religious transnational migration related to diocesan and missionary politics, and, second, the distribution of cultural and indigenous narratives of a Mexican identity abroad. By paying attention to traces of the Mexican Cristero War (1926-9), as they are affectively re-narrativized in twenty-first-century Rome, I argue that the celebration of the Virgin of Guadalupe does not show a religiosity connected to a return of the dispossessed and to a symbol of their liberation (as seems to be the case at the Mexican/US border); rather, the celebration of the Virgin in this context becomes a nexus of affect signalling the strengthening of an Orthodox (as ultramontane), transnational Catholic Church.

Résumé

Par le biais d'une analyse des célébrations actuelles de la Vierge de Guadalupe à Rome, l'auteure discute de la manière dont la Vierge fait écho aux inquiétudes pour «la patrie et la foi» (patria y fe) ainsi que sur la mobilisation de la foi catholique en réaction aux sécularisme. Les célébrations performatives de la Vierge révèlent une unité fantasmatique de la nation et de la famille par le biais de l'affect et de tensions raciales subtiles au sein, d'une part, de la migration transnationale religieuse liée à la politique diocésaine et missionnaire, et d'autre part à la diffusion à l'étranger de narrations culturelles et indigènes d'une identité mexicaine. En s'intéressant aux traces de la guerre des Cristeros au Mexique (1926-1929), remises en récit sous un angle affectif dans la Rome du XXIe siècle, l'auteure affirme que la célébration de la Vierge de Guadalupe ne manifeste pas une religiosité liée au retour des dépossédés et à un symbole de libération (comme cela semble faire être le cas à la frontière entre le Mexique et les États-Unis) mais elle devient plutôt, dans ce contexte, un point de fusion des affects qui signale la montée en puissance d'une Église catholique transnationale empreinte d'orthodoxie ultramontaine.

Ancillary