Drawing on ethnographic analysis of the life-story of a contemporary Thai Buddhist nun (mae chee), this article argues that narrative convention must be understood as constitutive as well as communicative. In hagiographic convention and ascetic discipline gender distinctions are not understood as relevant for spiritual attainment. The use of hagiography by male and female religious professionals located in a gendered hierarchy suggests that religious practice may not be sufficiently accounted for through an analytical framework of domination and subordination. Rather, power is more usefully located within the relations and practices that form the conditions of the subject.


En procédant à l'analyse ethnographique de l'histoire de la vie d'une nonne bouddhiste (mae chee) thaïe, l'auteur avance que la convention narrative doit être appréhendée comme constitutive aussi bien que communicative. Dans la convention hagiographique et la discipline ascétique, les distinctions entre les sexes ne sont pas considérées comme pertinentes pour atteindre l'illumination. L'usage de l'hagiographie par les religieux, hommes et femmes, placés dans le cadre d'une hiérarchie sexuée, suggère que le cadre analytique de domination et de subordination est peut-être insuffisant pour appréhender la pratique religieuse, et qu'il serait plus utile de situer le pouvoir dans les relations et pratiques qui conditionnent le sujet.