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Across contemporary Mongolia, people feel that precious religious knowledge has been lost during socialism, and that an unbridgeable gap between pre-socialist and post-socialist times has emerged. Instead of viewing this as a passive lack of knowledge, however, this article explores the procreative aspects of absent knowledge. It is argued that such absence is a precondition for the efficacy of certain religious images and practices because it directs people's attention towards a compelling unknown. Here, religious knowledge is effective only insofar as it is revealed as a concealed but potent presence through magico-religious charms and (post-)socialist imaginations. It is argued that the presence of absent knowledge is a cause that does not contain its effects, and, hence, that relations to the unknown are also unknown relations.

Résumé

Les habitants de la Mongolie contemporaine ont le sentiment que des savoirs religieux précieux se sont perdus pendant l'ère socialiste et qu'un fossé infranchissable s'est creusé entre les époques pré- et post-socialiste. Au lieu d'y voir un manque de connaissances passif, l'auteur explore ici les aspects procréatifs de l'absence de connaissances. Il avance que cette absence est une condition nécessaire à l'efficacité de certaines images et pratiques religieuses, parce qu'elle attire l'attention des gens vers un inconnu irrésistible. Les connaissances religieuses ne sont efficaces ici que pour autant qu'elles soient révélées comme une présence cachée mais puissante, grâce à des charmes magico-religieux et à l'imaginaire (post-)socialiste. L'auteur affirme que la présence de connaissances absentes est une cause qui ne contient pas ses effets et que, de ce fait, les relations à l'inconnu sont aussi des relations inconnues.