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This article examines the collaborative research that was accomplished by certain missionaries and anthropologists who were based on the Pacific Northwest Coast during the late nineteenth and early twentieth centuries. Although it is still sometimes suggested that these interactions were minimal, this article reveals their depth and extent. In particular, the way in which prominent researchers such as Franz Boas made use of linguistic analyses that had been produced by priests is reconsidered, and it is shown that missionaries such as Charles Harrison followed the anthropologists' lead in describing and preserving the indigenous cultures they encountered. Such facts reinforce revisionist historiographical accounts of the development of anthropology which give greater emphasis to the role of missionaries.

Résumé

L’auteur examine les recherches « collaboratives » menées à la fin du XIXe siècle et au début du XXe par certains missionnaires et anthropologues basés sur la côte Nord-ouest du Pacifique. Bien que l’on suggère parfois encore que ces interactions ont été très succinctes, le présent article révèle leur profondeur et leur étendue. Est notamment réexaminée la manière dont des chercheurs aussi éminents que Franz Boas, par exemple, ont utilisé des analyses linguistiques réalisées par des prêtres. Il apparaît que des missionnaires tels que Charles Harrison ont suivi l’exemple des anthropologues pour décrire et préserver les cultures autochtones qu’ils rencontraient. Ces observations viennent à l’appui des révisions récentes de l’histoire du développement de l’anthropologie, qui accordent une plus grande place au rôle des missionnaires.