Making knowledge: explorations of the indissoluble relation between minds, bodies, and environment

Authors


Department of Anthropology, School of Oriental and African Studies, Thornhaugh Street, Russell Square, London WC1H 0XG, UK. tm6@soas.ac.uk

Abstract

There is growing recognition among social and natural scientists that nature or nurture should not be studied in isolation, for their interdependence is not trivial, but vital. The aim of this volume is to progress anthropology's thinking about human knowledge by exploring the interdependence of nurture with nature; and more specifically the interdependence of minds, bodies, and environments. This introductory essay begins with an overview of the (often conflicting) positions that dominated the ‘anthropology of knowledge’ in the closing decades of the last century before proceeding to a discussion of recent convergences between cognitivists, phenomenologists, and practice theorists in their ‘thinking about knowing’. In the following section I use my own studies with craftspeople to reflect on apprenticeship as both a mode of learning and a field method, since the majority of authors included in this volume also took up apprenticeships of one form or another. Next, the idea that ‘cognition is individual’ is firmly established, but it is equally conceded that ‘making knowledge’ is a process entailing interaction between interlocutors and practitioners with their total environment. Before concluding with a summary of the scope and contents of the volume, I briefly present a theory of ‘shared production’ in knowledge-making that draws upon recent literature in cognitive linguistics and neuroscience. Making knowledge, after all, is an ongoing process shared between people and with the world.

Résumé

Les chercheurs en sciences sociales et naturelles sont de plus en plus nombreux à reconnaître qu’il ne faut pas étudier séparément l’inné et l’acquis car leur interdépendance, loin d’être négligeable, est vitale. Le présent volume a pour but de faire progresser la réflexion anthropologique sur les connaissances humaines en explorant les interdépendances entre inné et acquis, et plus précisément l’interdépendance des esprits, des corps et des environnements. À titre d’introduction, le présent essai commence par une vue d’ensemble des prises de position (souvent conflictuelles) qui ont dominé« l’anthropologie de la connaissance » pendant les dernières décennies du XXe siècle, avant d’aborder les récentes convergences entre cognitivistes, phénoménologues et théoriciens de la pratique, dans leur « réflexion sur la connaissance ». Dans la section suivante, l’auteur s’appuie sur ses propres études des artisans pour réfléchir sur l’apprentissage, à la fois comme mode d’apprentissage et comme méthode de terrain, puisque la plupart des auteurs intervenant dans ce volume ont aussi entrepris l’une ou l’autre forme d’apprentissage. L’idée que « la cognition est individuelle » est ensuite solidement établie, mais il est également concédé que la « fabrication de connaissances » est un processus impliquant une interaction entre les interlocuteurs et praticiens et leur environnement global. Avant de conclure par un résumé de la portée et la teneur de ce volume, je présenterai rapidement une théorie de la « production partagée » de connaissances qui s’inspire de récentes publications en linguistique cognitive et en neurosciences. En définitive, la fabrication de connaissances est un processus continu, partagéentre les gens et avec le monde.

Ancillary