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During fieldwork, I heard indigenous Fijians in Kadavu Island refer to Genesis 1:26 more often than to any other Bible verse, and in multiple contexts. It resonated with popular discourse about decline and loss and was used to motivate attempts at personal and collective transformation. Comparison with John 3:16, which circulates well in American evangelical contexts but is not as prominent in Fijian discourse, reveals how the circulation of both verses depends on the perception of gaps that motivate a shift from dissemination to replication. In the case of Fijian use of Genesis 1:26, a double movement of replication occurs: the printed text has been reshaped into a poetically paraphrased form which has become a new standard, and use of the verse is meant to compel actions that draw the Fijian vanua (land, people, chiefdoms, and tradition) into closer alignment with divine plans.

Résumé

Au cours de mon travail de terrain, j’ai entendu les Fidjiens autochtones de l’île de Kadavu faire référence au verset 1:26 de la Genèse plus qu’à aucun autre passage de la Bible et ce, dans des contextes très divers. Ce verset, en résonance avec le discours populaire sur le déclin et la perte, était utilisé pour motiver les tentatives de transformation personnelle et collective. La comparaison avec Jean 3:16, très diffusé dans les zones d’influence des Évangéliques américains mais moins saillant dans le discours des Fidjiens, révèle la façon dont la circulation de ces deux versets dépend de la perception des lacunes motivant le passage de la dissémination à la reproduction. Dans l’utilisation de Genèse 1:26 par les Fidjiens, on assiste à un double mouvement de reproduction : le texte écrit a été remanié sous une forme paraphrasée poétique qui est devenue la nouvelle version canonique, et son utilisation vise à pousser à des actions destinées à rapprocher le vanua (la terre, le peuple, les chefs et la tradition) des Fidjiens des plans divins.