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This article draws on ethnographic examples to examine how rural Maya-speakers in the Mexican state of Yucatán ground the experience of identity politics in quotidian engagements with pre-Hispanic objects and utterances in the Maya language. My argument is intended as a revision of models of critical scholarship that have been influenced by poststructuralism and that place an overwhelming emphasis on discourse as a modality through which politically viable identities are created and performed. Specific examples show how vernacular multiculturalism is shaped by the agency of forms of language use and physical objects that have been a part of local life-worlds long before the popularization of Mayan identity politics. This offers some potentials for collaborative work that have not been fully explored in poststructural critiques of representation.

Résumé

L’auteur s’appuie sur des exemples ethnographiques pour étudier la manière dont les locuteurs du maya vivant dans les zones rurales de l’état mexicain du Yucatán fondent leur expérience de la politique identitaire sur une interaction quotidienne avec les objets et énoncés préhispaniques de la langue maya. Son argumentation se veut une remise en cause des modèles universitaires critiques influencés par le poststructuralisme, qui mettent lourdement l’accent sur le discours en tant que modalité permettant de créer et de réaliser des identités politiquement viables. Des exemples concrets montrent comme un multiculturalisme vernaculaire se constitue par l’action des formes d’usage du langage et des objets matériels qui faisaient partie de la vie locale longtemps avant que la politique identitaire maya se popularise. Cette approche offre un potentiel de travail en collaboration qui n’a pas été complètement exploré par les critiques poststructuralistes de la représentation.