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The nation, it is increasingly recognized, needs to be performed and materialized. The representation of national conflicts and contested pasts by governments and communities through various aesthetic artefacts and practices seeks to evoke and regulate multiple senses and feelings. But is a straightforwardly productive affect –feeling– always manifested? In this introduction, I reflect critically on some of the anthropological scholarship on nation, aesthetics, and senses and seek to offer new terms of analysis and styles of interpretation. Overall, I seek to problematize the often too easily invoked relationship between performative material embodiment and the nation. It is at the (often fractured) intersection of these multiple levels and through an ethnographic engagement with the acts of production, consumption, and social participation in the aesthetic representation of these national pasts that I locate the analytical focus of the anthropology of nation, aesthetics, and feelings in this special issue of the Journal of the Royal Anthropological Institute.

Résumé

Il est à présent généralement admis que la nation a besoin de se manifester et de se matérialiser. La représentation des conflits nationaux et des passés litigieux par les gouvernements et les populations, par le biais de différents artefacts et pratiques esthétiques, a pour but d’évoquer et de réguler des sens et des sentiments multiples. Mais y a-t-il toujours une manifestation d’un affect simplement productif, d’un sentiment ? Dans cette introduction, l’auteure examine d’un œil critique une partie de la littérature anthropologique sur la nation, l’esthétique et les sens et tente de proposer de nouveaux termes d’analyse et modes d’interprétation. Globalement, elle cherche à formuler le problème de la relation, souvent trop facilement invoquée, entre incarnation matérielle performative et nation. C’est à l’intersection (souvent disloquée) de ces multiples niveaux, par une approche ethnographique des actes de production, de consommation et de participation sociale à la représentation esthétique de ces passés nationaux, qu’elle place le point focal de l’analyse anthropologique de la nation, de l’esthétique et des sentiments, dans ce numéro spécial du Journal of the Royal Anthropological Institute.