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Noting the relative absence of claims for the restitution of cultural heritage objects by diasporic Indians in North America and Europe, this paper explores the heated contestation over what might be called ‘epistemo-patrimony’. This term describes the knowledge forms and enunciatory protocols through which India and Hinduism can be constituted as proper objects. Recent interventions by the Infinity Foundation are examined through analogy with the debate between John Searle and Jacques Derrida, and it is suggested that epistemo-patrimony is the ground on which the nature and threat of iteration are fought. The general lesson that emerges from this – namely that all discourses and practices around the nation endlessly confront the impossibility of repetition without difference – is christened iter(n)ation.

Résumé

Face à l’absence relative de demandes de restitution des objets du patrimoine culturel par les Indiens de la diaspora d’Amérique du Nord et d’Europe, l’auteur analyse la vive contestation de ce que l’on pourrait appeler le « patrimoine épistémologique ». Ce terme désigne les formes de savoir et les protocoles d’énonciation qui confèrent à l’Inde et à l’hindouisme le statut d’objets. Les récentes interventions de l’Infinity Foundation sont examinées par analogie avec le débat entre John Searle et Jacques Derrida, et l’auteur suggère que le patrimoine épistémologique est le terrain sur lequel se jouent la nature et la menace de l’itération. L’enseignement général à en tirer, à savoir le fait que tous les discours et les pratiques concernant la nation se heurtent sans fin à l’impossibilité d’une répétition sans différence, est baptiséiter(n)ation.