We are playing football: seeing the game on Panapompom, PNG

Authors


Brunel University, Uxbridge, Middlesex UB8 3PH, UK. William.rollason@brunel.ac.uk

Abstract

This article is about football, played by men from Panapompom in Papua New Guinea's Milne Bay province. Football is problematic not because it is culturally appropriated or modified, but rather because Panapompom desired accurately to reproduce the appearance of the international game. As such it questions conventional frames of reference. An interpretation in terms of culture obscures Panapompom interests in football: its globally recognizable character. It mattered profoundly that Panapompom people played football. Yet framing football as a universal sporting institution is equally inadequate, erasing the specific political project that was embedded in the game. Displacing the interpretative framings, I argue that football itself provides a context in which Panapompom people can judge themselves in relation to others, who are defined in terms of colonial and postcolonial discourses on ‘development’. Taking football as a contextualizing image, Panapompom people appear in distinctive ways in the field of relationships that it defines.

Résumé

Le présent article est consacré au football tel qu'y jouent les hommes de Panapompom, dans la province de Milne Bay en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Si le football pose question, ce n'est pas parce qu'il est annexé ou modifié culturellement mais parce que les habitants de Panapompom ont voulu reproduire exactement l'apparence des matches internationaux. En cela, il défie les cadres de référence conventionnels. Une interprétation en termes culturels méconnaîtrait ce qui intéresse les habitants de Panapompom dans le football : son caractère mondialement reconnaissable. À Panapompom, on tient beaucoup à jouer exactement au football. Cependant, il ne conviendrait pas non plus de définir le football comme une institution sportive universelle, en gommant le projet politique spécifique inhérent au jeu. Pour déplacer le cadre d'interprétation, l'auteur avance que le football fournit en lui-même un contexte dans lequel les habitants de Panapompom peuvent s'évaluer par rapport aux autres, ceux qui sont définis selon les termes du discours colonial et postcolonial sur le « développement ». En prenant le football comme image contextualisante, les habitants de Panapompom se présentent sous un jour qui leur est propre dans le champ de relations ainsi définies.

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