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Humanity between gods and beasts? Ontologies in question

Authors


  • Henry Myers Lecture, 2010.

Needham Research Institute, 8 Sylvester Road, Cambridge CB3 9AF, UK. gel20@hermes.cam.ac.uk

Abstract

Wherein lies the humanity of human beings? Many conflicting answers have been attempted in ancient and in modern times, with many focusing on the triadic relationship between humans, gods, and beasts. This article will review a wide range of suggestions, from those of ancient Greeks and Chinese, to recent anthropological proposals (by Viveiros de Castro and Descola in particular) of alternative ontologies. We have every reason to take rival human understandings seriously, but that should not be thought to lead to radical relativism, let alone to a breakdown of mutual intelligibility. Rather, they offer resources for exploring the substantive questions and for reflecting on the propensity of human beings to entertain or presuppose strong views on, precisely, what makes humans human. While evolutionary biology, ethology, cognitive science, and anthropology itself have all contributed to an increased recognition of the complexities of the question, we need the input not just of those disciplines, but also of philosophy and of history, to evaluate potential answers. In that spirit, the article offers an interdisciplinary commentary on the problems.

Résumé

Où se situe l'humanité des êtres humains ? On a donnéà cette question beaucoup de réponses contradictoires, depuis les temps les plus anciens. Ces réponses se concentrent souvent sur une relation triadique entre humains, dieux et bêtes. L'auteur fait ici un tour d'horizon de multiples propositions, des Grecs et Chinois de l'Antiquité aux récentes approches anthropologiques (en particulier celles de Viveiros de Castro et Descola) des ontologies alternatives. Il y a tout lieu de prendre au sérieux ces perceptions concurrentes de l'humanité, mais cela ne doit pas conduire à un relativisme radical ni même à l'abandon de toute possibilité d'intelligibilité mutuelle. Ces approches offrent, au contraire, des ressources pour explorer les questions substantives et réfléchir à la propension des êtres humains à exprimer ou présupposer des opinions vigoureuses sur ce que les rend, justement, humains. Bien que la biologie évolutionniste, l'éthologie, les sciences cognitives et l'anthropologie elle-même aient contribuéà une meilleure reconnaissance de la complexité de cette question, nous avons besoin non seulement de ces disciplines mais aussi des travaux de la philosophie et de l'histoire pour peser les réponses potentielles. C'est dans cet esprit que l'auteur propose ici un commentaire interdisciplinaire de ces problèmes.

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