Localizing Neo-Paganism: integrating global and indigenous traditions in a Mediterranean Catholic society

Authors

  • KATHRYN ROUNTREE

    Corresponding author
    1. Massey University
      Associate Professor of Social Anthropology, School of People, Environment and Planning, Massey University, Auckland campus, Private Bag 102 904, North Shore Mail Centre, Auckland, New Zealand. k.e.rountree@massey.ac.nz
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Associate Professor of Social Anthropology, School of People, Environment and Planning, Massey University, Auckland campus, Private Bag 102 904, North Shore Mail Centre, Auckland, New Zealand. k.e.rountree@massey.ac.nz

Abstract

Based on ethnographic research amongst Wiccans and Pagans in Malta, this article addresses the intersection of the global and local in contemporary Paganism. It challenges the paradigm developed in scholarship of the movement which links its practitioners' motivations to a reclamation of folklore, localism, magical epistemology, and embodied religious experience. Unlike most societies where research on Neo-Paganism has been conducted, Malta is predominantly Catholic, and here also Neo-Paganism is grafted into a culture with its own indigenous traditions of magical knowledge and practice. Despite this, Maltese Pagans tend to look outwards rather than inwards for inspiration. While seeking enchantment like Pagans everywhere, they seek it in exotic not local forms, preferring to align themselves with the global Neo-Pagan community, which offers some relief from the religious and cultural claustrophobia of a small island nation. Thus they differ from Reconstructionist Paganisms elsewhere in Europe which assert identities grounded in the indigenous, local, and traditional. Unlike many of their counterparts, Maltese Pagans tend not to construct their path as antithetical to Christianity, describing Catholicism as their inherited cultural identity and Paganism as their chosen religious identity. The article argues that synergies between Pagansim and Catholicism facilitate a broadly transposable cultural logic between the two in the Maltese context.

Résumé

Le présent article, basé sur des recherches ethnographiques parmi les wiccans et les païens de Malte, s'intéresse à l'intersection entre les niveaux global et local dans le paganisme contemporain. Il remet en question le paradigme académique qui lie les motivations de ces mouvements à une récupération du folklore, du régionalisme, de l'épistémologie magique et de l'expérience religieuse incorporée. À la différence de la plupart des sociétés dans lesquelles le néopaganisme a étéétudié, Malte est un pays à dominante catholique et ici aussi le néopaganisme se greffe sur une culture ayant ses propres traditions indigènes de savoirs et de pratiques magiques. C'est pourtant à l'extérieur, plutôt qu'à l'intérieur, que les païens maltais recherchent leur inspiration. En quête d'enchantement comme les païens de tous les pays, ils privilégient cependant les formes exotiques aux locales, s'alignant de préférence sur la communauté néopaïenne mondiale et atténuant ainsi quelque peu leur claustrophobie religieuse et culturelle d'insulaires. Ils se distinguent ainsi des païens reconstructionnistes du reste de l'Europe, dont l'identité s'ancre dans un terreau indigène, local et traditionnel. À la différence de ceux-ci, les païens maltais ne se définissent pas par antithèse au christianisme mais décrivent pour leur part le catholicisme comme leur identité culturelle héritée et le paganisme comme leur identité religieuse choisie. L'auteure avance ici que les synergies entre paganisme et catholicisme favorisent une logique culturelle largement transposable de l'un à l'autre dans le contexte maltais

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