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Despite a significant increase in the number of white-collar female workers in post-war Japan, scant attention has been paid to the importance of Japanese women's social relations that are work-related, and unconnected to the family or the local community. This article examines how two groups of Japanese women with professional careers innovatively mobilize their after-work friendship networks as a strategic site for mitigating the disappointing gaps between their expectations and actual experiences, and for negotiating a greater sense of self-worth and self-esteem. It argues that work-related relations for women can prove rewarding in their own right, and that work can also shape their understandings of self and of friendships, as women respond to transformations to the broader social, economic, and political conditions that shape their experiences.

Résumé

Malgré l’augmentation significative du nombre de femmes parmi les employés « en col blanc » dans le Japon de l’après-guerre, l’importance des relations sociales liées au travail et non à la famille ou à la vie de quartier de celle-ci n’a guère suscité d’intérêt. Le présent article étudie la manière dont deux groupes de femmes actives japonaises mobilisent de façon novatrice leurs réseaux d’amitiés « d’après le travail » pour en faire un site stratégique où elles peuvent atténuer l’écart décevant perçu entre leurs attentes et leur vécu et négocier un sentiment amélioré de valeur personnelle et d’estime de soi. L’auteur avance que les relations de travail des femmes peuvent s’avérer gratifiantes par elles-mêmes et que le travail peut modeler leur perception d’elles-mêmes et de leurs amitiés, au fil des transformations des conditions sociales, économies et politiques générales qui façonnent leur vécu.