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This article examines Amazonian Urarina engagements with the system of debt peonage in light of the conceptual and ontological premises of the traditional subsistence economy. It argues that to view debt as a mechanism for harnessing indigenous labour is inadequate for comprehending the wilfulness with which Urarina indebt themselves to outsiders today, which should instead be considered in terms of local theories of agency and an aversion to immediate, market-style exchange. This relational and hierarchically distributed view of agency is further implicated in ideas surrounding industrial goods, which are ascribed to the Devil as their putative maker and owner, and who is seen as the source of their power over people in this life and the next. If this brand of commodity ‘fetishism’ expresses moral ambivalence towards capitalism, it also mediates otherwise contradictory forms of production and exchange, repudiating the possibility of total rupture between persons and things.

Résumé

L’auteur examine ici l’engagement des Unarina d’Amazonie dans un système de servage pour dettes, à la lumière des prémisses conceptuelles et ontologiques de l’économie de subsistance traditionnelle. Il avance que la vision de l’endettement comme d’un mécanisme visant à capturer la main-d’œuvre indigène ne convient pas pour comprendre la bonne volonté avec laquelle les Unarina s’endettent aujourd’hui vis-à-vis de parfaits inconnus. Au lieu de cela, l’approche doit s’appuyer sur les théories locales de l’agent et sur l’aversion des Unarina envers les transactions non différées, de type marchand. Cette notion d’agency relationnelle, distribuée de façon hiérarchique, se retrouve dans les idées liées aux marchandises industrielles, dont le fabricant et le propriétaire supposé serait le Diable, considéré comme la source de leur pouvoir sur les gens dans cette vie et la vie future. Quoique ce mode de « fétichisme » des marchandises exprime une ambivalence morale à l’égard du capitalisme, il médie par ailleurs des formes de production et d’échange qui seraient sinon contradictoires, réfutant la possibilité d’une rupture totale entre les gens et les choses.