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This article provides a critical review of the multiple modernities paradigm used in anthropology today. The article also indicates how the work of anthropologists intersects with social theory and historical sociology. It will be argued that by pointing to multiple or alternative modernities in attempts to ‘liberate’ modernity from its Eurocentric, modernistic connotations, anthropologists re-inject modernity itself with new value. It will be questioned whether this is ultimately a meaningful strategy. With reference to certain branches of social theory, the article develops a position from which the multiple modernities paradigm may be readdressed. This position is based upon a recognition of the particularity of European modernity, and its defining characteristic: a continuous stress on transformation and transgression, a state of ‘permanent liminality’.

Résumé

Cet article se veut une revue critique des multiples paradigmes de la modernité employés aujourd’hui en anthropologie. Il souligne également les intersections entre le travail des anthropologues, la théorie sociale et la sociologie historique. L’auteur avance qu’en pointant les modernités multiples ou alternatives dans les tentatives de « libérer » la modernité de ses connotations eurocentriques et modernistes, les anthropologues donnent une nouvelle valeur à la modernité elle-même. On se demandera si cette stratégie peut, en définitive, avoir un sens. Faisant référence à certaines branches de la théorie sociale, l’article développe une position à partir de laquelle il serait possible de revisiter le paradigme des modernités multiples. Cette position se base sur la reconnaissance de la spécificité de la modernité européenne et sur la caractéristique qui la définit : l’accent constamment mis sur la transformation et la transgression, un état de « liminalité permanente ».