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This paper considers stories of haunting by ghosts of a foreign origin that have been circulating lately in the capital city of Mongolia, Ulaanbaatar. These narratives, it is argued, depict Chinese and Russian people as very different kinds of strangers, defined by contrastive regimes of relationship with their host. Contrary to Russians, who are still remembered – rightly or not – as great providers, Chinese people are pictured in these stories as some kind of parasites, who constantly take from Mongolian land and never give anything in return.

Résumé

L'auteur examine ici les histoires de fantômes d'origine étrangère qui circulent depuis quelque temps dans la capitale de la Mongolie, Oulan-Bator. Ces récits dépeignent les Chinois et les Russes comme des étrangers relevant de deux sortes, différenciées par des modes de relations avec l'hôte différents. À la différence des Russes, dont les Mongols gardent encore, à tort ou à raison, le souvenir d'un peuple qui leur a apporté beaucoup, ces histoires décrivent les Chinois comme des espèces de parasites qui passent leur temps à s'approprier la terre des Mongols sans rien donner en retour.