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Here I investigate a special relationship existing among the Tupi-speaking Parakanã of Amazonia, usually translated as ‘friendship’, and implying expectations of hospitality. Its field of application spans from the closest other (the cross-cousin) to the most distant (the enemy). I show that this kind of relationship is internally structured around an unstable prey-predator polarity, meaning that the most intimate other is also the prey closest to hand. This ambivalence in the friendship relation counteracts the possibility of a space of sovereignty at the levels of the person and of collectivities, but it does not imply a ‘hospitality of visitation’ as envisaged by Derrida.

Résumé

L'auteur étudie ici une relation particulière entre les Parakanã, un peuple amazonien locuteur du tupi, que l'on traduit habituellement par « amitié » et qui implique des attentes d'hospitalité. Le domaine d'application de cette notion va de l'autre le plus proche (le cousin croisé) au plus éloigné (l'ennemi). L'article montre que ce type de relation est intrinsèquement structuré autour d'une polarité proie-prédateur instable, dans laquelle l'autre le plus intime est aussi la proie la plus à portée de main. Cette ambivalence de la relation d'amitié s'oppose à la possibilité d'un espace de souveraineté au niveau de la personne et des collectivités, mais elle n'implique pas une « hospitalité de visitation » telle que l'envisageait Derrida.