Theorizing the ‘subject’ of medical and psychiatric anthropology

Authors


  • 2010 R.R. Marett Memorial Lecture, delivered at Exeter College, Oxford University, 30 April 2010.

Harvard Medical School, Department of Global Health and Social Medicine, 641 Huntington Avenue, Boston, MA 02115, USA. byron_good@hms.harvard.edu

Abstract

This essay explores recent developments in theorizing subjectivity, with a particular focus on medical and psychiatric anthropology. It suggests that studies of violence and humanitarian interventions, new medical technologies, and new modes of citizenship challenge older ways of writing about the subject and lived experience. The essay outlines four claims about the study of subjectivity – that ‘subjectivity’ denotes a set of issues quite different than classic studies of ‘self’ or ‘person’; that viewing subjectivity through the lens of the ‘postcolonial’ provides a language and analytic strategies valuable for addressing such issues; that attention to ‘disorders’, social as well as individual, is critical to the ethnography of subjectivity; and that such ethnography requires theory and methods that facilitate attending to that which is ‘unspeakable and unspoken’. The essay then provides three ethnographic vignettes from the author's work in Indonesia, using each to explore a domain central to the ethnography of subjectivity. First, it discusses the importance of the study of the genealogy of the modern subject and of distinctive patterns of modernity for anthropological research on subjectivity. Second, it outlines a particular perspective on the psychological subject. And, third, it addresses ‘the eruption of the political’, the ethnography of post-conflict settings, and participation in intervention as critical sites for inquiry into subjectivity. The essay juxtaposes Cavell's philosophy of ‘the Ordinary’ with current psychoanalytic theories as approaches to bringing that which societies and individuals keep ‘hidden in plain view’ into the purview of writing on subjectivity.

Résumé

Le présent essai explore l'évolution récente de la théorisation de la subjectivité et se concentre en particulier sur l'anthropologie médicale et psychiatrique. Il suggère que les anciens modes de description du sujet et de l'expérience vécue ne sont plus adaptés aux études de la violence et des interventions humanitaires, des nouvelles technologies médicales et des nouvelles formes de citoyenneté. L'auteur met en lumière quatre propositions concernant l'étude de la subjectivité : « la subjectivité » désigne un ensemble de questions différentes de celles des études classiques du « soi » ou de « la personne » ; l'examen de la subjectivitéà travers une lorgnette « postcoloniale » crée un langage et des stratégies analytiques utiles pour aborder ces questions ; il est indispensable pour l'ethnographie de la subjectivité de s'intéresser aux « troubles », sociaux aussi bien qu'individuels; l'ethnographie a besoin d'une théorie et d'une méthodologie facilitant l'examen de ce qui est « indicible et non dit ». L'essai livre ensuite trois instantanés ethnographiques tirés du travail de terrain de l'auteur en Indonésie, en explorant par le biais de chacun des trois un domaine central de l'ethnographie de la subjectivité. Il aborde pour commencer l'importance de l'étude de la généalogie du sujet moderne et des schémas distinctifs de modernité dans la recherche anthropologique sur la subjectivité. Il met ensuite en lumière une approche particulière du sujet psychologique. Enfin, il s'intéresse à« l'éruption du politique », à l'ethnographie des contextes post-conflictuels et à la participation à l'intervention comme autant de points cruciaux dans l'étude de la subjectivité. Cet essai superpose la philosophie de « l'Ordinaire » de Cavell aux théories psychanalytiques actuelles pour amener dans le champ de vision de l'écriture sur la subjectivité ce que les sociétés et les individus tiennent « caché au grand jour ».

Ancillary