On the nature of the difference between skilled and less-skilled comprehenders

Authors

  • Jane Oakhill,

    Corresponding author
    1. Research psychologist in the Medical Research Council's Perceptual and Cognitive Performance Unit, where she is engaged primarily in research into the effects of time of day on cognitive performance. She graduated from Sussex with a B.Ed. and taught for two years before returning to complete a D.Phil. in Expcrimental Psychology in 1981. The subject of her thesis was children's reading comprehension, and she has maintained an active interest in this research area, as well as working on human reasoning and text comprehension in adults. She may be contacted at the MRC Perceptual and Cognitive Performance Unit, Experimental Psychology, University of Sussex, Brighton. BNl 9QG, UK.
      Address for correspondence: Jane Oakhill, Laboratory of Experimental Psychology, University of Sussex, Brighton BN1 9QG, UK.
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  • Nicola Yuill,

    1. Research officer in Experimental Psychology at the University of Sussex. Having graduated in Social Psychology with Cognitive Studies, she completed her thesis at Sussex on children's comprehension of motives in simple action sequences. She is now working with Alan Parkin and Jane Oakhill on comprehension problems of young readers. She can be contacted at the Laboratory of Experimental Psychology, University of Sussex, Brighton BNl 9QG. UK.
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  • Alan Parkin

    1. Lecturer in experimental Psychology at the University of Sussex. He graduated in zoology from the University of Reading before taking an M.Sc. and a D.Phil. from Sussex. Dr Parkin's most recent research concerns the difficulties encountered by blind students who are working from taperecorded books. He may be contacted at the Laboratory of Experimental Psychology, University of Sussex, Brighton BNl 9QG, UK.
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Address for correspondence: Jane Oakhill, Laboratory of Experimental Psychology, University of Sussex, Brighton BN1 9QG, UK.

Abstract

ABSTRACT

This paper reports two experiments which explore the nature of comprehension deficits in children with normal word recognition ability. In Experiment 1, skilled and less-skilled comprehenders listened to a series of stories. They were then given an unexpected recognition test comprised of some original sentences, some sentences that were valid inferences from the original stories, and some that were invalid inferences. Both groups falsely identified more valid than invalid inference foils, but this difference was significantly larger for the skilled comprehenders. These results confirm and extend the findings of Oakhill (1982). They indicate that skilled comprehenders engage in more constructive processing, and that the effect does not depend on the subjects being given deliberate memorisation instructions. Experiment 2 investigated whether the difference between skilled and less-skilled comprehenders is related to their working memory capabilities, using the paradigm devised by Hitch and Halliday (1983). No difference between the groups was found. This result suggests that impairment in comprehension does not stem from a defective working memory. Other possible explanations for the differences between the groups are considered.

RÉSUMÉ

Sur la nature de la diffrénce entre ceux dont la compétence de Compréhension a t plus ou moins élevée

Cette étude rend compte de deux expériences consacrées à un problème de lecture relativement négligé: celui d'enfants dont la reconnaissance des mots et du vocabulaire visuel sont normaux mais qui ont néanmoins, des problèmes de compréhension. Des recherches précédentes menées par Oakhill (1982, 1983, 1984) ont montré qu'une des différences les plus importantes entre des lecteurs dont la compétence de compréhension est élevée et ceux dont elle l'est moins provient du fait que les premiers sont davantage capables de faire des déductions correctes à partir de phrases et de textes. Lors de la première expérience, des lecteurs de 7 à 8 ans, à la compétence de compréhension variable, ont écouté de courtes histoires. 11s ont ensuite été soumis à un test de reconnaissance comprenant des phrases étant des implications justes tirées des histoires et d'autres étant de fausses implications. Les deux groupes ont faussement identifié davantage d'implications justes que de fausses, mais cette différence était nettement plus marquée chez ceux dont la compktence de compréhension est plus élevée. I1 n'y avait pas de différence entre les deux groupes quant à la reconnaissance des phrases extraites des histoires. Cette expérience reproduit pour l'essentiel une expérience déjà menke (Oakhill, 1982) avec toutefois un changement de procédure important. Dans l'expérience précédente, les sujets savaient que leur mémoire allait êre testée, de sorte que, puis-qu'ils s'attendaient à ce que leur mémoire soit testée, les différences entre les groupes reflétaient peut-être leurs aptitudes à appliquer des stratégies de mémorisation plutat qu'une différence fondamentale de compétence de compréhension. Dans l'expérience en question, afin d'éviter que les enfants ne mettent en place des stratégies de mémorisation, on ne leur a pas dit qu'ils devaient se souvenir des histoires, mais simplement qu'ils devaient les écouter. Si les résultats précédents étaient un artefact du plus grand usage, fait par le groupe compétent, de stratégies volontaires de mémorisation, nous ne devions pas nous attendre à les observer dans des conditions d'apprentissage imprévues. Cependant, le schéma général des résultats de la premitre expéience est trés comparable à celui de l'expérience précédente. I1s indiquent que ceux dont la compétence de compréhension est plus élevée s'engagent dans des operations plus constructives que les autres, et que cela ne dépend pas du fait que l'on donne aux subjets des instructions délibérées de mémorisation.

L'objet de la deuxitme expérience était d'examiner si la différence entre les deux groupes est liée à leur aptitude à faire fonctionner leur mémoire. Afin d'évaluer l'aptitude des deux groupes à utiliser des stratégies de répktition, des listes de mots de longueur variable (1, 2 ou 3 syllabes) leur ont été présentées.

Des difficultés à mémoriser les listes de mots plus longs pouvaient signifier que les enfants utilisaient la répktition pour s'en souvenir. Dans une deuxième situation, afin d'éaleur le recodage phonologique, l'on présentait aux enfants une série d'images correspondant aux mots des listes. Si dans cette situation les enfants se montrent sensibles à la longueur des mots, on peut alors supposer qu'ils recodent les mots en une forme phonologique et qu'ils utilisent ensuite la répktition verbale pour s'en souvenir (voir Hitch and Halliday 1983). Les résultats montraient que les deux groupes recodaient les images et utilisaient la répktition à un degré similaire.

Nos résultats, pris ensemble suggérent que les difficultés de compréhension de lecture que rencontrent des enfants de 7 à 8 ans ne peuvent pas être attribués à des insuffisances de la mémoire à court terme, ou à des différences dans les stratégies de compréhension d'un texte. Les résultats montrent que, à l'écoute d'un texte suivi, ceux dont la compétence de communication est élevké en intégrent spontanément les idées afin de tirer le sens général de l'ensemble, tandis que ceux dont la compétence est moins élevké ne s'engagent pas autant dans des opérations constructives, qu'on leur demande de se souvenir ou simplement d'écouter.

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