The relationship between musical ability and literacy skills

Authors

  • Sheila Douglas,

    Corresponding author
    1. Staff Tutor in Music with Fife Region. She developed an interest in reading research while studying for a postgraduate M.Ed. degree at Dundee University.
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  • Peter Willatts

    1. Senior Lecturer in Developmental Psychology at Dundee University. His main research is on development of thinking and problem solving strategies in infants. Other interests include the prediction of intelligence from infant assessments and the effect of low birth weight on children's cognitive and school performance.
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Address for correspondence: Sheila Douglas, 15 Greenside Court, St. Andrews, KY16 9UG, Scotland, UK.

ABSTRACT

Research has shown that a relationship exists between phonological awareness and literary skills. It has been suggested that a structured programme of musical activities can be used to help children develop a multi-sensory awareness and response to sounds. The relationship between musical ability and literacy skills was examined in a study that showed an association between rhythmic ability and reading. A further pilot intervention study showed that training in musical skills is a valuable additional strategy for assisting children with reading difficulties.

RÉSUMÉ

Les relations entre compétences en musique et en lecture-écriture

De nombrew chercheurs ont montré qu'il y a une relation entre conscience phono-logique et compétences en lecture-écriture et que les mauvais lecteurs ont des difficultés à séparer les mots en fonction de leurs composantes sonores (Bryant et al., 1990; Treiman, 1985). Des recherches s'inékressent au fait que de nombreux enfants intelligents ayant souffert d'une perte auditive temporaire au cours de leur petite enfance rencontrent des problèmes en lecture et en écriture, et certains pensent qu'un programme structuré d'activités musicales pourrait compenser ces difficultés initiales (Wisbey, 1980).

Miles et Miles (1990) ont attiré l'attention sur les recherches relatives à la dyslexie et à la musique. Des résultats de différents types ont été réunis dans une brochure de Smith (1988) faisant la liste de certaines difficultés que rencontrent les dyslexiques dans leur rapports avec la musique. Cette liste contient ‘se souvenir d'une phrase mélodique ou rythmique et la reproduire en chantant ou en frappant des mains’(Miles et Miles, 1990, p. 49). Ceci suggtre un lien entre une mauvaise perception du rythme et de la hauteur et des problemes de lecture.

L'étude présentée ici a étè entreprise pour explorer l'éventualité d'un lien entre compétences en musique et en lecture-écriture. Un effectif de 78 enfants, âgés de 7 à 8 ans, a passé un test de vocabulaire (British Picture Vocabulary Scale), les tests de lecture et écriture de Schonell, et un test de conscience auditive construit spéciale-ment pour évaluer les compétences de rythme et de hauteur. Les résultats ont fait apparaître une corrélation significative entre les compétences rythmiques et la lecture (.306), qui est demeurée quand l'influence du vocabulaire a été partiellement exclue de la corrélation.

Springer et Deutsch (1984) ont suggéré que le traitement du rythme est sous le contrôdle de l'hémisphère gauche du cerveau, tandis que l'hémisphère droit contrôle le traitement des jugements mélodiques et la hauteur. II est possible que le rythme et la lecture soient correlés parce que les mécanismes qui contrôlent le langage sont localisés également dans l'hémisphère gauche (Sloboda, 1985).

Wisbey (1980) a mis l'accent sur l'importance de la hauteur dans le développement des compétences en lecture-écriture, ce qui semble en contradiction avec les ré de notreé. On peut trouver une explication de cette contradiction dans une expérience de Bever et Chiarello (1974) qui a montré que des musiciens expérimentés utilisent une approche analytique dans le traitement de la musique, tandis que des non musiciens adoptent une approche holistique. Ceci conforte la position présentée initialement par Hughlings-Jackson (voir Taylor, 1932) qui veut que le traitement analytique soit spkéifique de l'hémisphère gauche et le traitement holistique de l'hémispère droit. Les enfants ayant participéà notre étude étaient relativement inexpérimentés sur le plan musical et n'avaient pas été soumis à un programme rigoureux d'activités musicales du type de celui de Wisbey (1980). Par conséquent, les traitements de la hauteur et du langage peuvent avoir été effectués par des hémispèrès différents, et ceci aurait diminué la corrélation.

Les enfants déjjà identifiés comme ayant des difficultés en lecture pourraient donc tirer parti d'un programme structuré d'activités musicales. Savoir traiter de manière analytique des aspects mélodiques aussi bien que rythmiques de la musique peut aider à stimuler des réponses semblables en matière de langage. Une étude pilote a étè conduite avec deux groupes d'enfants appariés selon leurs compétences en début d'apprentissage de la lecture. On a vu chaque groupe une fois par semaine, I'un a participé a des activités musicales (groupe d'intervention), et l'autre à des discussions (groupe contrôle). Au bout de six mois, les résultats en lecture du groupe d'intervention musicale ont dépassé significativement ceux du groupe de discussion.

Le fait que les compétences sonores et de lecture soient liées et qu'une courte intervention musicale conduise à une augmentation significative des résultats en lecture suggère que l'entraînement des compétences en musique est une stratégie supplémentaire pour aider les enfants qui ont des difficultés en lecture.

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