Mumbai's Development Mafias: Globalization, Organized Crime and Land Development

Authors

  • LIZA WEINSTEIN

    Corresponding author
    1. Department of Sociology, University of Chicago, USA
      Liza Weinstein (lizaw@uchicago.edu), Department of Sociology, University of Chicago, Pick Hall, Room 320, 5828 S. University Street, Chicago, IL 60637, USA.
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  • I would like to thank Saskia Sassen, Diane Davis, Solomon Benjamin, Navtej Kaur Bhutani, Andrew Papachristos, Kathleen Fernicola, Jennifer Buntin, Rachel Harvey, and the anonymous IJURR reviewers for their helpful comments on earlier drafts of this article.

Liza Weinstein (lizaw@uchicago.edu), Department of Sociology, University of Chicago, Pick Hall, Room 320, 5828 S. University Street, Chicago, IL 60637, USA.

Abstract

Abstract

For over a decade, researchers have analyzed the effects of liberalization and globalization on urban development, considering the local political implications of shifts at the national and global scales. Taking the case of Mumbai, this article examines how the past 15 years of political reforms in India have reshaped property markets and the politics of land development. Among the newly empowered actors, local criminal syndicates, often with global connections, have seized political opportunities created by these shifts to gain influence over land development. The rise of Mumbai's organized criminal activity in the 1950s was closely linked to India's macroeconomic policies, with strict regulation of imports fuelling the growth of black market smuggling. Liberalization and deregulation since the early 1990s have diminished demand for smuggled consumer goods and criminal syndicates have since diversified their operations. With skyrocketing real estate prices in the 1990s, bolstered by global land speculation, the mafia began investing in property development. Supported by an illicit nexus of politicians, bureaucrats and the police, the mafia has emerged as a central figure in Mumbai's land development politics. The article examines the structural shifts that facilitated the criminalization of land development and the implications of mafia involvement in local politics.

Résumé

Depuis plus d'une décennie, les chercheurs ont analysé les effets de la libéralisation et de la mondialisation sur l'aménagement urbain en étudiant les implications politiques locales de transformations effectuées à l'échelle nationale et planétaire. Prenant le cas de Mumbai, cet article examine comment les réformes politiques des quinze dernières années en Inde ont reconfiguré les marchés immobiliers et les politiques d'aménagement foncier. Parmi les nouveaux acteurs, les syndicats du crime locaux, opérant souvent dans des réseaux internationaux, ont saisi les occasions politiques créées par ces changements pour gagner en influence sur l'aménagement foncier. A Mumbai, l'activité accrue du crime organisé dans les années 1950 était étroitement liée aux politiques macroéconomiques de l'Inde, une réglementation stricte des importations alimentant l'essor de la contrebande sur le marché noir. Depuis le début des années 1990, libéralisation et déréglementation ont réduit la demande pour les biens de consommation de contrebande, poussant les syndicats du crime à diversifier leurs opérations. Face à la montée en flèche des prix de l'immobilier dans les années 1990, aidée par la spéculation foncière mondiale, la mafia a investi dans la promotion immobilière. Soutenue par un réseau illégal de politiciens, bureaucrates et policiers, elle est donc devenue un personnage central des politiques d'urbanisme à Mumbai. L'article étudie les transformations structurelles qui ont facilité la criminalisation du secteur foncier, et les implications de la présence de la mafia dans la politique locale.

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