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Keywords:

  • gentrification;
  • knowledge;
  • social science;
  • academic elitism;
  • phenomenology;
  • social class;
  • working class

Abstract

This essay is a response to Tom Slater's article ‘The eviction of critical perspectives from gentrification research’. My essay addresses two issues. First, I consider the issue of why gentrification research appears to be losing its critical edge. I argue that social position infects understanding and, inevitably therefore, academic knowledge production. Thus the social proximity of the academic nobility to gentrifiers (and social distance between the academic nobility and the displaced) has epistemological consequences, notably, the lack of critical perspectives in gentrification research. Second, Slater's paper appears to be an appeal for more ‘critical’ research from the academic nobility. Perhaps we should go even further. We should actually question the epistemic authority of the academic nobility, which claims its legitimacy to speak about gentrification on the grounds that it undertakes ‘research’ into the phenomenon. There are strong and sound epistemological reasons for also listening to the marginalized voices of people that have ‘first hand’ (albeit not ‘research’) experience of the negative effects of gentrification.

Résumé

Ce texte est une réponse à l'article de Tom Slater sur ‘l’éviction' des perspectives critiques des études sur la ‘gentrification’. Il aborde deux points. En premier lieu, il traite des raisons pour lesquelles ces études semblent perdre leur acuité critique. La position sociale entache la compréhension et, donc inévitablement, la production de savoir académique. Ainsi, la proximité sociale entre la noblesse académique et les nouveaux propriétaires aisés (et la distance sociale entre la noblesse académique et les déplacés) a des conséquences au plan épistémologique, notamment l'absence de points de vue critiques dans la recherche sur la ‘gentrification’. En second lieu, le texte de Slater apparaît comme un appel à des études plus critiques de la part de la noblesse académique. Peut-être faudrait-il aller plus loin, jusqu'à une réelle remise en cause de l'autoritéépistémique de la noblesse académique, laquelle revendique sa légitimité pour parler de la ‘gentrification’ en arguant qu'elle mène des ‘recherches’ sur un phénomène. Il existe des raisons épistémologiques solides et sensées pour écouter les voix marginalisées des gens qui ont une expérience de ‘l’intérieur' (pas de ‘recherche’) sur les effets néfastes de la ‘gentrification’.