SEARCH

SEARCH BY CITATION

Keywords:

  • Urban Politics;
  • Urbanism;
  • Third World;
  • Land;
  • Elite;
  • Local State;
  • Neo-liberal cities;
  • Globalization;
  • NGOs;
  • Mega Projects;
  • Planning;
  • Social Movements

Abstract

This article proposes a narrative of city contestations beyond policy and programs. It considers why Indian metro elites, large land developers and international donors paradoxically lobby for comprehensive planning when confronting ‘vote bank politics’ by the poor. Poor groups, claiming public services and safeguarding territorial claims, open up political spaces that appropriate institutions and fuel an economy that builds complex alliances. Such spaces, here termed ‘occupancy urbanism’, are materialized by land shaped into multiple de-facto tenures deeply embedded in lower bureaucracy. While engaging the state, these locality politics remain autonomous of it. Such a narrative views city terrains as being constituted by multiple political spaces inscribed by complex local histories. This politics is substantial and poses multiple crises for global capital. Locally embedded institutions subvert high-end infrastructure and mega projects. ‘Occupancy urbanism’ helps poor groups appropriate real estate surpluses via reconstituted land tenure to fuel small businesses whose commodities jeopardize branded chains. Finally, it poses a political consciousness that refuses to be disciplined by NGOs and well-meaning progressive activists and the rhetoric of ‘participatory planning’. This is also a politics that rejects ‘developmentalism’ where ‘poverty’ is ghettoized via programs for ‘basic needs’ allowing the elite ‘globally competitive economic development’.

Résumé

Cet article rend compte des contestations urbaines au-delà de l’action publique et des programmes. Il porte sur les raisons pour lesquelles les élites métropolitaines indiennes, de gros aménageurs fonciers et des donateurs internationaux plaident paradoxalement pour un urbanisme complet lorsque la politique de vote bank se heurtent aux pauvres. Ces groupes, qui réclament des services publics et gardent des revendications territoriales, ouvrent des espaces politiques qui s’approprient des institutions et alimentent une économie aux alliances complexes. Ces espaces, dénommés “urbanisme d’occupation”, sont matérialisés par des terrains formés de multiples occupations de fait, profondément ancrées dans les échelons inférieurs de l’administration. Même si elle implique l’État, la politique de ces localités demeure autonome à son égard. D’après cet exposé, les terrains urbains sont constitués de nombreux espaces politiques aux historiques locaux complexes. Cette politique, non négligeable, est source de problèmes pour le capital mondial. En effet, des institutions ancrées au plan local bouleversent d’énormes projets d’infrastructure haut de gamme. “L’urbanisme d’occupation” aide les groupes pauvres à s’approprier les excédents immobiliers grâce à des modes de jouissance fonciers reconstitués pour stimuler de petites entreprises dont les produits menacent des chaînes de marque. Enfin, elle suscite une conscience politique qui refuse la discipline des ONG ou des partisans progressistes bien intentionnés, de même que la rhétorique de “l’aménagement participatif”. Cette politique rejette aussi un “développementalisme” où la pauvreté est “ghettoïsée” par des programmes en faveur des “besoins fondamentaux” qui permettent aux élites un “développement économique compétitif au plan mondial”.