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Abstract

Recent discussions of urban governance have emphasized a trend towards the ‘entrepreneurialization’ of local politics. This model has been intensively discussed and well documented. However, although this concept has been well tested in economically prosperous locations, less attention has been paid to the situation in marginalized regions characterized by a weak economy and a declining population. Taking eastern Germany as an example of a socio-economic context marked by deindustrialization and population decline, the article discusses three main aspects of local governance arrangements under such conditions. First ‘coping with decline’ has become a more important issue in local politics than ‘entrepreneurial’ growth-strategies. Second, successful public–private coalition-building is severely complicated. Third, local politics are more dependent on resources from the national government than on private investment, lending greater significance to the national level and resulting in ‘grant coalitions’ rather than ‘growth coalitions’. The article focuses on these different experiences and discusses their implications for the analysis of urban governance.

Résumé

De récentes discussions sur la gouvernance urbaine ont mis en évidence une tendance ‘entrepreneuriale’ de la politique locale. Ce modèle a été largement analysé et documenté. Toutefois, même si ce concept a été mis à l'épreuve sur des sites d'économie prospère, on s'est moins intéresséà la situation dans des régions marginalisées caractérisées par une économie faible et une population en déclin. Prenant l'Allemagne de l'Est comme exemple de contexte socio-économique marqué par la désindustrialisation et le déclin démographique, l'article y examine trois grands aspects des dispositifs de gouvernance locale. Premièrement, ‘gérer le déclin’ est devenu une priorité de la politique locale plus prégnante que les stratégies de croissance ‘entrepreneuriales’. Deuxièmement, les coalitions public-privé performantes sont extrêmement difficiles à constituer. Troisièmement, la politique locale dépend davantage des ressources gouvernementales nationales que de l'investissement privé, ce qui confère une prédominance au niveau national et génère des ‘coalitions de subventionnement’ au lieu de ‘coalitions de croissance’. En s'intéressant à ces différentes expériences, l'article examine leurs implications dans l'analyse de la gouvernance urbaine.