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Abstract

We examine New York's SoHo and Chelsea districts for evidence of how art and place interact over time. More specifically, we trace the decline of New York's SoHo as a gallery district and the concomitant rise of nearby Chelsea, concluding that such a transition cannot simply be explained, as it usually is, by rises in property rents that ‘force out’ the art. Of equal significance, and following a different trajectory, is the change in art prices — particularly for the kind of art with which these places have been in reciprocal relation. A final factor in determining neighborhood fates is how difficult or easy it is to reassemble social scenes from one place to another. We show how artifact specifics, including their shape, form and aesthetic appeal, conjoin with property markets and scene sociality to affect urban morphology.

Résumé

Dans le cadre des recherches consacrées aux liens entre économie créative et processus urbains, cet article s'intéresse à la manière dont art et lieu interagissent sur le long terme dans les quartiers new-yorkais de Soho et Chelsea. Plus précisément, il retrace le déclin de Soho en tant que haut-lieu des galeries et l'ascension simultanée du quartier voisin de Chelsea devenu un marché d'art. On ne peut se contenter de l'explication habituelle de cette transition, selon laquelle l'augmentation des loyers a ‘expulsé’ l'art. Sur un même plan, quoique sur un axe différent, se trouve l'évolution du prix des œuvres – en particulier dans le type d'art auquel ces lieux ont été associés réciproquement –, évolution qui se reflète sur l'occupation des terrains. Ce qui influe également sur le destin de ces quartiers est la plus ou moins grande difficultéà reconstituer les scènes sociales d'un lieu à l'autre. L'article montre comment les spécificités des objets d'art, qu'il s'agisse de leur valeur financière ou de leur forme, se combinent aux marchés immobiliers et à la nature sociale des scènes pour modifier la morphologie urbaine.