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Keywords:

  • urban social movements;
  • urban renewal;
  • Berlin;
  • squatter movements

Abstract

Squatting as a housing strategy and as a tool of urban social movements accompanies the development of capitalist cities worldwide. We argue that the dynamics of squatter movements are directly connected to strategies of urban renewal in that movement conjunctures occur when urban regimes are in crisis. An analysis of the history of Berlin squatter movements, their political context and their effects on urban policies since the 1970s, clearly shows how massive mobilizations at the beginning of the 1980s and in the early 1990s developed in a context of transition in regimes of urban renewal. The crisis of Fordist city planning at the end of the 1970s provoked a movement of ‘rehab squatting’ (Instandbesetzung), which contributed to the institutionalization of ‘cautious urban renewal’ (behutsame Stadterneuerung) in an important way. The second rupture in Berlin's urban renewal became apparent in 1989 and 1990, when the necessity of restoring whole inner-city districts constituted a new, budget-straining challenge for urban policymaking. Whilst in the 1980s the squatter movement became a central condition for and a political factor of the transition to ‘cautious urban renewal’, in the 1990s large-scale squatting — mainly in the eastern parts of the city — is better understood as an alien element in times of neoliberal urban restructuring.

Résumé

Le squattage comme stratégie de logement et levier de mouvements sociaux urbains accompagne l'évolution des villes capitalistes dans le monde entier. Les dynamiques des mouvements de squatters sont directement liées aux stratégies de rénovation urbaine dans la mesure où ceux-ci cadrent avec des régimes urbains en crise. L'analyse des mouvements de squatters à Berlin, avec leur histoire, leur contexte politique et leurs effets sur les politiques urbaines depuis les années 1970, montre comment les mobilisations massives du début des années 1980 puis 1990 se sont créées pendant une phase de transition des régimes de rénovation urbaine. La crise de la ville fordiste de la fin des années 1970 a suscité un mouvement d'‘occupation avec remise en état’ (Instandbesetzung) qui a fortement contribuéà l'instauration d'une ‘rénovation urbaine douce’ (behutsame Stadterneuerung). La seconde rupture dans la rénovation urbaine berlinoise est apparue en 1989–1990, lorsque la nécessité de restaurer l'ensemble des quartiers du centre-ville s'est traduit par un défi budgétaire nouveau pour les décideurs des politiques urbaines. Alors que dans les années 1980, le mouvement des squatters devenait une condition essentielle et une composante politique de la transition vers une ‘rénovation urbaine douce’, dans les années1990, le squattage à grande échelle (surtout dans les quartiers Est de la ville) se comprend mieux comme un élément extérieur à une époque de restructuration urbaine néolibérale.