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Keywords:

  • African American employment;
  • race;
  • urban restructuring;
  • deindustrialization;
  • public employment

Abstract

Despite a singular focus on the linked fate of blacks and manufacturing in many accounts of race and urban economy, black workers in Chicago have relied upon the public sector as a critical route to economic security throughout much of the twentieth century. Four significant trends are identified for the period between 1950 and 2000: (1) African Americans were disproportionately concentrated in the public sector — to a greater degree than in manufacturing; (2) both blacks and whites were disproportionately concentrated in manufacturing — blacks only slightly more; (3) Latinos were most disproportionately concentrated in manufacturing yet experienced no aggregate losses over the 50-year period; (4) the disproportionate decline in black male public employment during the 1990s is a marked break from past sector trends of black male employment growth and stability. These findings emphasize the need to reassess the role of the public sector — the postwar economy's ‘other’ high wage, unionized sector — in racialized accounts of urban economic restructuring. Recognizing the public sector as not only the most pronounced black employment niche, but also as a labor market standards-setter, sharpens our understanding of the racialized impacts of contemporary public employment trends (e.g. privatization) linked to neoliberal political shifts in urban governance.

Résumé

De nombreux textes sur les races et l’économie urbaine portent un intérêt singulier aux destins mêlés des Noirs et de l’industrie manufacturière. Toutefois, pendant une grande partie du vingtième siècle, les travailleurs noirs de Chicago ont trouvé dans le secteur public une voie décisive vers la sécuritééconomique. La période 1950–2000 a connu quatre grandes tendances: une concentration disproportionnée des Afro-américains dans le secteur public (supérieure à celle de l’industrie manufacturière); une concentration disproportionnée des Blancs et des Noirs dans l’industrie manufacturière (avec une très légère supériorité des Noirs); une concentration disproportionnée des Latino-américains dans l’industrie manufacturière, sans qu’ils connaissent pour autant des pertes massives sur ces cinquante années; un déclin disproportionné de l’emploi public des hommes noirs, en rupture avec les tendances sectorielles passées de croissance et de stabilité pour cette population. Ces résultats appellent à réévaluer la place du secteur public —‘l’autre’ secteur syndiqué bien payé de l’économie d’après-guerre — dans les récits racialisés de la restructuration économique urbaine. Reconnaître le secteur public, non seulement comme la niche d’emploi prépondérante des Noirs, mais aussi comme un étalon pour le marché du travail, affine notre compréhension des impacts racialisés propres aux tendances de l’emploi public contemporain (dont la privatisation) liés aux mutations politiques néolibérales dans la gouvernance urbaine.