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Keywords:

  • Public space;
  • beach;
  • bourgeois imaginary;
  • Chennai;
  • political and civil society

Abstract

The launch of economic neoliberalization in India in the 1990s unfolded a new urban habitat in Indian metropolitan cities with public spaces becoming an important part of a parvenu visual display. A vigorous state-led bourgeois imaginary based on an aestheticized model of order and cleanliness ensued, but its realization is often ‘cracked and refracted’, illustrating the problematic conceptualization of public spaces in postcolonial India. This article examines the imagination of the Marina beach in Chennai, from its creation in the colonial era to the different cycles of re-imagination pursued in the postcolonial years. In doing so, it highlights a fundamental difference between the Western and indigenous understandings of open spaces, which is characterized by conflict at two levels — first of all, between the public and the common, and secondly, between the public and the crowd. This persists to date, as a result of which state-produced plans for the Marina have come across weakly and attempts to implement grand visions on the beach have frequently been thwarted. Reduced to a narrower set of fragmented pursuits, the state (and those who subscribe to its bourgeois imaginary), instead of looking for a reconciliation between the two conceptualizations of open spaces, increasingly employs class stereotypes to legitimize one (the public) and discredit the other (the common/crowd).

Résumé

Dans les années 1990 en Inde, le début de la néolibéralisation économique a révélé un nouvel habitat urbain dans les villes métropolitaines, les espaces publics revêtant peu à peu un aspect important dans l'exposition des nouveaux parvenus. Il en a résulté un fort imaginaire ‘bourgeois’ porté par l'État et fondé sur un modèle esthétique d'ordre et de propreté qui, une fois concrétisé, apparaît souvent ‘fendillé et déformé’, illustrant les problèmes de conceptualisation des espaces publics dans l'Inde postcoloniale. Cet article s'intéresse à Marina Beach (Chennai) et à la manière dont le site a été imaginé depuis sa création à l'époque coloniale, jusqu'aux différents cycles de ré-imagination dans les années postcoloniales. Ce faisant, il met en évidence une différence fondamentale entre les notions occidentale et nationale d'espace ouvert. Celle-ci se traduit par un conflit à deux niveaux qui persiste encore à ce jour: d'une part, entre le public et la communauté; d'autre part, entre le public et la masse. De ce fait, les plans que l'État a élaborés pour la Marina ont manqué de vigueur et les tentatives d'aménagements grandioses sur la plage ont souvent été contrecarrées. Réduit à une panoplie rétrécie d'actions fragmentées, l'État (et les adeptes de son imaginaire bourgeois) n'a pas cherchéà concilier les deux conceptualisations de l'espace ouvert, accentuant progressivement sa préférence pour des stéréotypes de classe afin de légitimer l'un (le public) et de discréditer l'autre (la communauté ou la masse).