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Keywords:

  • urban revanchism;
  • exclusionary policies;
  • safety;
  • ethnic minorities;
  • integration;
  • national unity

Abstract

Exclusionary urban policies have repeatedly been interpreted as ‘urban revanchism’— strategies aimed at attracting gentrifiers and tourists at the expense of marginal and minority groups. This article scrutinizes the claim that exclusionary policies are driven by economic insecurities and motives to attract capital. Rotterdam serves as an extreme case through which I examine who supports exclusionary policies, and for what reasons. The case study shows that urban policies are intertwined with ideas about multiculturalism and integration. This suggests that concerns about national unity also play a role, and that de-concentration (and creating mixed neighbourhoods) is, like citizenship, a strategy for inclusion, which, in effect, logically excludes people. I argue that insecurities that stem from concerns about national unity and demands for social order should be acknowledged as additional drivers of exclusionary policies and the latter cannot be reduced to economic motives. I conclude that current theories of urban revanchism need to incorporate a more complex notion of ‘safety’ and of ways in which insecurities produce strategies of exclusion and inclusion.

Résumé

On interprète souvent les politiques urbaines d’exclusion comme l’expression d’un ‘revanchisme urbain’, autrement dit des stratégies visant à séduire touristes et acteurs de la gentrification, aux dépens de groupes marginaux ou minoritaires. L’article examine l’affirmation selon laquelle les politiques d’exclusion sont motivées par les insécurités économiques et la volonté d’attirer le capital. En considérant le cas extrême de Rotterdam, il s’intéresse aux personnes qui soutiennent les politiques d’exclusion, et à leurs motivations. L’étude de cas montre que les politiques urbaines sont étroitement liées aux idées sur le multiculturalisme et l’intégration. On peut donc penser que les préoccupations d’unité nationale jouent également un rôle, et que la dé-concentration (avec la création de quartiers mixtes) constitue, comme la citoyenneté, une stratégie d’inclusion qui, dans les faits, exclut logiquement des individus. Les insécurités qui naissent de préoccupations d’unité nationale et de demandes d’ordre social devraient être reconnues comme des facteurs supplémentaires des politiques d’exclusion, les secondes pouvant être ramenées à des mobiles économiques. En conclusion, les théories actuelles du revanchisme urbain doivent incorporer une notion plus complexe de la ‘sécurité’ et de la façon dont les insécurités produisent des stratégies d’exclusion et d’inclusion.