SEARCH

SEARCH BY CITATION

Keywords:

  • Networks;
  • Technology;
  • Segregation;
  • Community;
  • USA

Abstract

Since the early Chicago School, urban researchers have used residential proximity to assess contacts within and between racial and ethnic groups. This approach is increasingly limited. Diverse groups use email, social networking sites, instant messaging and mobile phones to communicate across urban zones and distant cities. These practices enable mutual support among far-flung family members and co-ethnics as they engage with an array of institutions throughout their day. Through interviews and observations that include women and men of diverse occupations, races and national origins, the author explores how and why cross-place enclosures of sociality and resources develop. Rather than framing the residential area as the locus of racial/ethnic concentration, the author focuses on cross-place concentrations in the technologically mediated workspace. This study enhances theorization of the structural negotiations, interpersonal pressures and group preferences that produce separate lifeworlds in globalizing cities.

Résumé

Depuis les débuts de l’École de Chicago, la recherche urbaine s’est appuyée sur la proximité de résidence pour évaluer les contacts entre et au sein des groupes raciaux et ethniques. Les limites de cette approche s’accentuent face à l’utilisation, par divers groupes, des sites de réseaux sociaux, de la messagerie électronique ou instantanée et des téléphones portables pour communiquer entre zones urbaines et villes éloignées. Ces pratiques facilitent un soutien mutuel au quotidien entre les membres dispersés d’une famille ou d’une ethnie tandis qu’ils dialoguent avec toute une série d’institutions. À partir d’entretiens et d’observations englobant hommes et femmes de professions, races et origines nationales diverses, l’auteur explore comment et pourquoi les périmètres translocaux de socialité et de ressources s’étendent. Au lieu de définir la zone de résidence comme le point de concentration raciale ou ethnique, l’auteur s’intéresse aux concentrations sans lieu, ou plutôt translocales, dans l’espace de travail aménagé par la technologie. Cette étude éclaire la théorisation des négociations structurelles, des pressions interpersonnelles et des préférences de groupe qui génèrent des univers de vie distincts dans les villes mondialisées.