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Keywords:

  • megacity;
  • slum;
  • postcolonial theory;
  • informality;
  • global South

Abstract

This article is an intervention in the epistemologies and methodologies of urban studies. It seeks to understand and transform the ways in which the cities of the global South are studied and represented in urban research, and to some extent in popular discourse. As such, the article is primarily concerned with a formation of ideas —‘subaltern urbanism’— which undertakes the theorization of the megacity and its subaltern spaces and subaltern classes. Of these, the ubiquitous ‘slum’ is the most prominent. Writing against apocalyptic and dystopian narratives of the slum, subaltern urbanism provides accounts of the slum as a terrain of habitation, livelihood, self-organization and politics. This is a vital and even radical challenge to dominant narratives of the megacity. However, this article is concerned with the limits of and alternatives to subaltern urbanism. It thus highlights emergent analytical strategies, utilizing theoretical categories that transcend the familiar metonyms of underdevelopment such as the megacity, the slum, mass politics and the habitus of the dispossessed. Instead, four categories are discussed — peripheries, urban informality, zones of exception and gray spaces. Informed by the urbanism of the global South, these categories break with ontological and topological understandings of subaltern subjects and subaltern spaces.

Résumé

Intervenant sur les aspects épistémologiques et méthodologiques des études urbaines, cet article cherche à comprendre et à modifier les modalités d'analyse et de représentation des villes des pays du Sud dans la recherche urbaine et, jusqu'à un certain point, dans le discours populaire. Pour ce faire, l'attention est portée sur une formation d'idées, ‘l'urbanisme subalterne', qui vise la conceptualisation de la ‘mégacité', avec ses espaces subalternes et ses classes subalternes. Parmi ceux-ci, le ‘taudis' (slum) omniprésent est le plus saillant. Contredisant les textes apocalyptiques et dystopiques sur ce lieu, l'urbanisme subalterne apporte des récits du taudis vu comme un cadre d'habitation, de source de revenu, d'auto-organisation et de réflexion politique. Les écrits explicatifs dominants sur la mégacité sont ainsi mis en question de façon cruciale, voire radicale. Toutefois, l'article s'intéresse aux limites de l'urbanisme subalterne et à ses alternatives. Il met donc en avant des stratégies analytiques nouvelles, avec des catégories théoriques qui transcendent les métonymes habituels du sous-développement comme mégacité, taudis, politique de masse et habitus des défavorisés. Quatre catégories sont présentées à la place: périphéries, informalité urbaine, zones d'exception et espaces gris. Reposant sur l'urbanisme des pays du Sud, elles dérogent aux conceptions ontologiques et topologiques des sujets subalternes et des espaces subalternes.