Rendering Istanbul's Periodic Bazaars Invisible: Reflections on Urban Transformation and Contested Space

Authors


Özlem Öz (ozlem.oz@boun.edu.tr), Department of Management, and Mine Eder (eder@boun.edu.tr), Department of Political Science and International Relations, Boğaziçi University, South Campus, Bebek, Istanbul 34342, Turkey.

Abstract

Abstract

This is a study of Istanbul's periodic bazaars and an attempt to place them in the context of contestation over urban space, urban poverty and informality. The periodic bazaars in the city are either disappearing or being moved to the outskirts. These trends reflect and reproduce spatial unevenness in the city, manifesting new forms of social exclusion and polarization. The city's increasingly commodified urban space has become an arena of social and economic contestation. We address these questions by focusing on the story of the relocation of one of Istanbul's most popular periodic bazaars, the Tuesday bazaar in Kadıköy. Our analysis reveals that the relocation and reorganization of bazaars in Istanbul in the 2000s have largely been driven by rising real-estate prices in the city: land has simply become too precious a commodity to be left to the bazaaris. Furthermore, in the context of a pervasive neoliberal discourse on urban renewal and modernization that promotes the notion of a hygienic city, the bazaaris, it seems, have become the new undesirables of the urban landscape, leaving them under double siege from the commodification of public land and from spatially defined social exclusion.

Résumé

Cette étude s'intéresse aux marchés de quartier d'Istanbul en les replaçant dans le cadre d'une contestation sur l'espace urbain, la pauvreté urbaine et la sphère informelle. Les marchés de quartier sont soit en voie de disparition, soit transférés en périphéries. Ces tendances traduisent et reproduisent l'inégalité spatiale dans la ville, en exposant de nouvelles formes d'exclusion et de polarisation sociales. L'espace urbain, de plus en plus marchandisé, est devenu une arène de contestation sociale et économique. Ces questions sont traitées à travers la relocalisation de l'un des marchés les plus populaires d'Istanbul, le marché du mardi de Kadıköy. L'analyse révèle que la relocalisation et la réorganisation des marchés d'Istanbul dans les années 2000 résultent largement de l'accroissement des prix de l'immobilier urbain: le foncier est devenu un bien trop précieux pour être laissé aux marchés de quartier. En outre, compte tenu du discours néolibéral généralisé sur la rénovation urbaine et la modernisation qui met en avant la notion de ville hygiénique, les marchés sont apparemment devenus les nouveaux indésirables dans le paysage urbain, et abandonnés aux attaques de la marchandisation des terrains publics, d'une part, et d'une exclusion sociale selon des critères spatiaux, d'autre part.

Ancillary