SEARCH

SEARCH BY CITATION

Keywords:

  • artistic urbanization;
  • creative industries;
  • interlocking directorates;
  • artist village;
  • art district;
  • Beijing;
  • China

Abstract

The discourse of creative industries arrived in China in the early 2000s via the epistemic network of international scholars and consultants. It has since garnered enthusiastic support on the domestic policy circuit, where it is viewed as the key to making the transition from ‘Made in China’ to ‘Created in China’. This article situates China's creative industry development in its urban context, examining the state spatial strategies of reconstituting control over cultural production by turning the formerly organic artist villages into official art districts. Drawing upon fieldwork on the visual and performing arts sectors in Beijing, we find that the local state has extended its creative control over artists by using interlocking directorates — a practice of appointing the same government officials to serve across the executive boards of multiple governing organizations in art districts. The districtification of artist villages has led to ‘artistic urbanization’, a process whereby rural villages quickly urbanize in the midst of art-led development endorsed and monitored by the local state. Artistic urbanization is a spatial strategy by the state to reconstitute its control over cultural production and to profit from real estate development, and it has led to renewed censorship of artists and widespread property speculation.

Résumé

Le discours des industries créatives a été amené en Chine au début des années 2000 par le réseau épistémique des chercheurs et des consultants internationaux. Depuis, il a gagné un appui enthousiaste dans les circuits de politique intérieure où on le considère comme la clé de la transition du ‘Fabriqué’ au ‘Créé’ en Chine. Cet article replace l’essor de l’industrie créative chinoise dans son contexte urbain, en s’attachant aux stratégies spatiales de l’État, lequel cherche à recontrôler la production culturelle en transformant d’anciens villages d’artistes organiques en quartiers d’art officiels. À partir d’un travail de terrain sur les arts visuels et du spectacle à Beijing, il apparaît que l’État local a étendu son contrôle de la créativité artistique en ‘croisant’ les conseils d’administration, par la nomination des mêmes représentants gouvernementaux comme administrateurs dans de nombreux organismes régissant les quartiers artistiques. La redéfinition des villages d’artistes en quartiers a entraîné une ‘urbanisation artistique’ rapide de villages ruraux dans le cadre d’un aménagement autour des arts, validé et piloté par l’État local. L’urbanisation artistique est une stratégie spatiale pour que l’État récupère son contrôle de la production culturelle et tire parti de l’essor immobilier. Elle a conduit à un regain de censure artistique et à une vaste spéculation foncière.