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Keywords:

  • housing tenure mix;
  • deprivation;
  • opportunities;
  • social housing;
  • London;
  • segregation

Abstract

Social and tenure-mixing policies are recurrently deployed as a means to tackle urban deprivation and reduce social inequalities on both sides of the Atlantic, albeit without sound evidence, with policies often resulting in gentrification, social polarization or dispersal towards peripheral areas. This article explores whether housing-tenure diversification is a device for alleviating deprivation in terms of increasing socioeconomic opportunities (production) and access to resources (consumption), and empirically contributes to wider debates on inequality, segregation and neighbourhood effects. Quantitative and qualitative longitudinal analyses examine the extent to which in Greater London there are greater opportunities and access to resources amongst social tenants in mixed-tenure neighbourhoods than amongst those in concentrations of social housing. Changes in deprivation levels according to the Index of Multiple Deprivation (IMD) are contrasted and unpacked, and correlations between tenure, ethnicity, income, location, neighbourhood affordability and deprivation are investigated. The research demonstrates that social tenants do experience differing opportunities and access to resources, but these are not dependent on, or improved by, the level of tenure mix within the neighbourhood. Instead, integration of area-based and people-based policy, as well as decommodified access to welfare services (such as education, training and employment opportunities), is crucial. Furthermore, the IMD as an evidence base for policy formulation is contested and the neighbourhood effects are challenged.

Résumé

Des deux côtés de l'Atlantique, des politiques sociales et de diversification des régimes d'occupation des logements sont régulièrement mises en æuvre pour lutter contre la pauvreté urbaine et les inégalités sociales (bien que sans preuves solides), certaines mesures entraînant souvent gentrification, polarisation sociale ou dispersion vers les périphéries. Cet article étudie si une diversification des régimes d'occupation permet de freiner la pauvreté en multipliant les opportunités socio-économiques (production) et accès aux ressources (consommation); elle contribue aussi, sur le plan empirique, à des débats généraux sur les incidences des inégalités, de la ségrégation et du voisinage. Des analyses quantitatives et qualitatives longitudinales évaluent dans quelle mesure les opportunités et accès aux ressources, pour les locataires de logements sociaux du Grand Londres, sont supérieurs dans les quartiers où les régimes sont diversifiés par rapport aux quartiers à forte concentration de logements sociaux. Les niveaux de dénuement selon l'Indice de pauvreté multiple (IMD) sont comparés et décomposés. Les corrélations entre régime d'occupation, ethnicité, revenu, lieu, accessibilité financière du quartier et pauvreté sont examinées. D'après les résultats, les habitants de logements sociaux ont effectivement des opportunités et accès aux ressources différents, ceux-ci n'étant ni déterminés ni améliorés par le degré de diversité des régimes d'occupation dans le quartier. En revanche, des programmes propres à un territoire ou à une population, ainsi qu'un accès démarchandisé aux services sociaux (éducation, formation et emploi), sont essentiels. En outre, l'IMD comme argument de base pour formuler des politiques est contesté, et les effets de voisinage sont remis en cause.