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Abstract

Between 1990 and 2000, the foreign-born population in the United States increased by 57 per cent, compared to a 13 per cent increase in the native-born population. This growth has fueled considerable media attention and has fomented some anti-immigrant sentiments. Although a number of authors have charted changes in support for restrictionist immigration policies, few have examined their determinants. In this paper, we focus on region of residence and use data from a 2004 telephone survey of a nationally representative sample of 1888 adults to test the hypothesis that rural Americans are more likely to support restrictive immigration policies than individuals in urban and suburban communities. In a series of regression analyses, this hypothesis is confirmed; rural residents hold the most restrictionist views. Additional analyses indicate that this effect of rural residence on policy attitudes is mediated by attitudes toward multiculturalism, the perceived traits of immigrants, and perceptions about the costs of immigration. Ultimately, the analyses indicate that the perceived cost of immigration is the single strongest predictor of support for restrictive immigration policies, and that it best accounts for rural residents’more restrictionist views.

Entre 1990 et 2000, la population d'origine étrangère aux Etats-Unis a fait un bon de 57%, contre 13% d'augmentation seulement pour la population américaine de souche. Cette progression a suscité une attention considérable de la part des médias et alimenté un climat d'hostilité envers les immigrés. Si des voix se sont élevées pour préconiser une politique plus restrictive en matière d'immigration, peu nombreuses ont été les études s'intéressant aux facteurs déterminants. Dans la présente étude, les auteurs mettent l'accent sur la région de résidence, en s'appuyant sur les données recueillies à l'occasion d'une enquête effectuée par téléphone en 2004 auprès d'un échantillon de 1888 adultes, représentatifs à l'échelle nationale, afin de vérifer l'hypothèse selon laquelle les Américains ruraux seraient plus favorables à l'application de politiques restrictives en matière d'immigration que leurs concitoyens des communautés urbaines et suburbaines. Cette hypothèse est confirmée par une série d'analyses de régression. Ce sont bien les ruraux qui sont le plus favorables à l'application de mesures restrictives. Un complément d'analyses révèle que cet effet de la ruralité sur la posture politique peut être modifé par l'attitude face au multiculturalisme, par la manière dont sont perçus les immigrés et par la perception du coût de l'immigration. En définitive, il ressort de ces analyses que le coût de l'immigration, tel qu'il est perçu, constitue le principal facteur prédictif d'appui à des politiques restrictives en matière d'immigration et que c'est ce qui rend le mieux compte de la posture des ruraux, plus favorables aux restrictions.

Entre 1990 y 2000, la población nacida en el extranjero en los Estados Unidos incrementó en un 57 por ciento, en comparación al incremento del 13 por ciento de la población nacida en el país. Este incremento ha suscitado una considerable atención de los medios de comunicación y ha fomentado cierto sentimiento de rechazo hacia los inmigrantes. Si bien varios autores han propuesto cambios en apoyo a las políticas restrictivas de inmigración, pocos han examinado los factores determinantes. Este artículo se centra en la región de residencia y utiliza datos de una encuesta telefónica realizada en 2005 de una muestra nacional representativa de 1888 adultos para probar la hipótesis de que los estadounidenses de zonas rurales apoyan con mayor facilidad las políticas restrictivas de inmigración que las personas residentes en comunidades urbanas y suburbanas. En una serie de análisis regresivos, esta hipótesis se confirma: los residentes en las zonas rurales esgrimen las opiniones más restrictivas. Otros análisis adicionales apuntan a que este efecto de residencia rural sobre las actitudes políticas se vé mitigado con actitudes hacia el multiculturalismo, a características percibidas de los inmigrantes y a percepciones en cuanto al costo que tiene la inmigración. En última instancia, el análisis apunta a que el costo percibido de la migración es el factor predictivo único más contundente para apoyar las políticas restrictivas de inmigración y el que fundamenta mayormente las opiniones más restrictivas de los residentes en zonas rurales.