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Abstract

Based on data from four different surveys – street children in Accra, Ghana; street children in Bamako, Mali; children and youth in alluvial-diamond production in Kono district, Sierra Leone; and war-affected children in Voinjama district, Liberia – this article analyzes how children and youth seek to use different economic strategies to shape their lives. In each of these cases, child labour is a consequence of poverty, steep school fees and the family need for the income that the children can earn. The results show school attendance among the children is low, and lowest among the street children and highest among the children in Voinjama who have recently returned after the war. All the children in this article live under difficult circumstances, but those working in the mines, or living a life as street children are particularly prone to respectively physical and mental stress. The type of labour performed in the alluvial diamond mines is extremely hard and repetitive. The life of a street child in West Africa is also very hard. It is a life that only the boldest and bravest will endure. The most fortunate ones are the returnee children in Voinjama. They have survived the Liberian civil war with their family or family-related networks intact. The children in the study are not just passive victims of structures and actions they do not comprehend, but also people who try to adapt to a situation where education is less an option than it used to be. Faced with these constraints the children, either as miners or as street children, try to assume responsibility for their lives by the choice of the economic strategy that they are currently using. The study also indicates that efforts to support these groups should pay more attention to their lived realities of work and migration.

Le travail des enfants en Afrique de l’Ouest: métiers différents – vulnérabilités différentes

Se basant sur des données recueillies dans quatre études – portant sur les enfants des rues à Accra, au Ghana, et à Bamako, au Mali, sur les enfants et les jeunes qui travaillent à la production alluviale de diamants dans la région de Kono, en Sierra Leone, et sur les enfants victimes de la guerre dans la région de Voinjama, au Libéria –, le présent article analyse les différentes stratégies économiques auxquelles recourent les enfants et les jeunes pour construire leur vie. Dans tous les cas, le travail des enfants est la conséquence de la pauvreté, du coût élevé des frais de scolarité et de l’attente des familles concernant les gains du travail des enfants. Les chiffres montrent que la présence des enfants à l’école est faible, qu’elle est au plus bas chez les enfants des rues et au plus haut chez les enfants de Voinjama qui sont récemment rentrés chez eux après la guerre. Tous les enfants sur lesquels porte le présent article vivent dans des conditions difficiles mais ceux qui travaillent dans des mines ou vivent dans la rue sont spécialement victimes de stress mental pour les premiers et de stress physique pour les seconds. Le type de travail qu’exige l’extraction alluviale de diamants est extrêmement difficile et répétitif. La vie d’un enfant des rues en Afrique de l’Ouest est aussi très difficile. C’est une vie dont seuls les plus forts et les plus courageux peuvent s’accommoder. Les plus chanceux sont les enfants qui sont revenus de la guerre. Ils ont survécu à la guerre civile au Libéria et leur famille ou leur réseau familial sont intacts. Les enfants dont parle la présente étude ne sont pas simplement des victimes passives de structures et d’actions qu’ils ne comprennent pas, mais aussi des personnes qui essaient de s’adapter à une situation dans laquelle l’éducation est moins accessible qu’auparavant. Confrontés à ces contraintes, les enfants, qu’ils travaillent dans l’extraction minière ou qu’ils vivent dans la rue, s’efforcent, par l’adoption d’une stratégie économique, de prendre les rênes de leur propre existence. L’étude indique aussi que les efforts déployés pour soutenir ces groupes devraient prêter une attention accrue au vécu des personnes en termes de travail et de migrations.

Mano de obra infantil en África Occidental: A trabajo diferente vulnerabilidades diferentes

Sobre la base de los datos recabados en distintas encuestas (niños de la calle en Accra, Ghana; niños de la calle en Bamako, Malí; niños y jóvenes que trabajan en las minas de diamantes de aluvión en el distrito de Kono en Sierra Leone; y niños afectados por la guerra en el distrito Voinjama, Liberia), en este artículo se analiza cómo los niños y jóvenes intentan utilizar distintas estrategias económicas para dar forma a sus vidas. En cada caso, la mano de obra infantil es una consecuencia de la pobreza, de los elevados gastos de escolarización y de la necesidad que tiene la familia de recibir los ingresos que los niños pueden aportar. Los resultados demuestran una baja asistencia a las escuelas entre estos niños, principalmente entre los niños de la calle, siendo ésta mayor entre los niños que recientemente retornaron a Voinjama, tras la guerra. Todos los niños de que se trata en este artículo viven en circunstancias difíciles, pero aquéllos que trabajan en las minas o viven en las calles tienden mayormente a sufrir de estrés físico y mental. El trabajo realizado en las minas de diamantes de aluvión es sumamente difícil y repetitivo. Los niños de la calle en África Occidental también trabajan duramente. Este tipo de vida sólo lo aguantan los más fuertes y valientes. Los más afortunados son los hijos de quienes retornan en Voinjama puesto que han sobrevivido a la guerra civil en Liberia y mantenido intactas sus familias o redes familiares conexas. Los niños encuestados no son simples víctimas pasivas de las estructuras y acciones que no comprenden, sino también personas que tienen que adaptarse a la situación donde la educación no es una opción como solía serlo antes. Habida cuenta de estas restricciones, los niños, ya se trate de mineros o de la calle, tratan de asumir la responsabilidad de sus vidas según la estrategia económica que utilizan actualmente. Este estudio también apunta a que los empeños para apoyar a estos grupos deberían conceder mayor atención a sus realidades de vida, trabajo y migración.