Smart fund managers? Stupid money?


  • Richard Martin's master's essay under the direction of the first author was a building point for this research. We greatly appreciate Harvey Westbrook Jr's significant contributions to early drafts. We are also grateful for comments received from two anonymous referees, Chris Brooks, Murillo Campello, Duane Seppi, and seminar participants at Queen's University, St Francis Xavier University, the Northern Finance Association meetings, the Financial Management Association European meetings, and the Multinational Finance Society meetings. Email:;


Abstract We develop a model of mutual fund manager investment decisions near the end of quarters. We show that when investors reward better performing funds with higher cash flows, near quarter-ends a mutual fund manager has an incentive to distort new investment toward stocks in which his fund holds a large existing position. The short-term price impact of these trades increase the fund's reported returns. Higher returns are rewarded by greater subsequent fund inflows which, in turn, allow for more investment distortion the next quarter. Because the price impact of trades is short term, each subsequent quarter begins with a larger return deficit. Eventually, the deficit cannot be overcome. Thus, our model leads to the empirically observed short-run persistence and long-run reversal in fund performance. In doing so, our model provides a consistent explanation of many other seemingly contradictory empirical features of mutual fund performance.


Les auteurs développent un modèle de décisions d'investissement des gestionnaires de fonds mutuels près de la fin d'un trimestre. On montre que quand les investisseurs récompensent les fonds mutuels performants en y injectant des ressources additionnelles, vers la fin d'un trimestre, le gestionnaire de fonds a une incitation à infléchir le nouvel investissement vers des actions dans lesquelles le fond a une forte position existante. L'impact de ces transactions sur les prix de ces actions à court terme augmente les rendements trimestriels rapportés pour le fond. De meilleurs rendements sont récompensés par un influx d'investissement subséquent, ce qui ouvre la porte à encore plus de déflection d'investissement au trimestre suivant. Parce que l'impact de ces transactions sur le prix des actions est à court terme, chaque trimestre subséquent commence avec un déficit de rendements plus important. Eventuellement, il n'est plus possible de combler ce déficit. Ce modèle permet d'expliquer les observations empiriques de persistance de mesures de performance du fond à court terme et de renversement de la tendance à long terme. Le modèle fournit aussi une explication consistante de plusieurs autres caractéristiques apparemment contradictoires notées empiriquement dans la performance des fonds mutuels.