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Abstract We apply a regression discontinuity approach to determine incumbency advantages in the Canadian Parliament, finding that incumbents enjoy a 9.4–11.2% increased probability of winning over non-incumbents. Owing to the presence of multiple parties, an incumbency advantage in terms of vote share does not always translate to an increased probability of winning, because incumbents do not necessarily obtain votes from their closest opponent. Also, under the assumption that strategic exit is not an issue, we are able to split the incumbency advantage into party incumbency and individual candidate incumbency components, finding that the advantage is almost entirely due to the individual.

On utilise une approche par la méthode de régression avec discontinuité pour déterminer les avantages qu’il y a àêtre l’élu en place dans les élections au Parlement du Canada. On découvre que les élus en place ont une probabilité de gagner de 9.4 à 11.2% de plus que leurs adversaires. A cause de la présence de multiples partis politiques, l’avantage de l’élu en place en termes de proportion du vote ne se traduit pas toujours par une probabilité accrue de gagner parce que les élus en place ne capturent pas nécessairement les votes de leur plus proche adversaire. De plus, en présumant qu’il ne s’agit pas de sortie stratégique, on peut départager l’avantage de l’élu en place en composantes correspondant à l’effet de parti et l’effet de l’individu. On découvre que l’avantage est presque complètement attribuable à l’individu.