Ghettos in Canada's cities? Racial segregation, ethnic enclaves and poverty concentration in Canadian urban areas

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Abstract

Recent literature suggests a growing relationship between the clustering of certain visible minority groups in urban neighbourhoods and the spatial concentration of poverty in Canadian cities, raising the spectre of ghettoization. This paper examines whether urban ghettos along the U.S. model are forming in Canadian cities, using census data for 1991 and 2001 and borrowing a neighbourhood classification system specifically designed for comparing neighbourhoods in other countries to the U.S. situation. Ecological analysis is then performed in order to compare the importance of minority concentration, neighbourhood classification and housing stock attributes in improving our understanding of the spatial patterning of low-income populations in Canadian cities in 2001. The findings suggest that ghettoization along U.S. lines is not a factor in Canadian cities and that a high degree of racial concentration is not necessarily associated with greater neighbourhood poverty. On the other hand, the concentration of apartment housing, of visible minorities in general, and of a high level of racial diversity in particular, do help in accounting for the neighbourhood patterning of low income. We suggest that these findings result as much from growing income inequality within as between each visible minority group. This increases the odds of poor visible minorities of each group ending up in the lowest-cost, least-desirable neighbourhoods from which they cannot afford to escape (including social housing in the inner suburbs). By contrast, wealthier members of minority groups are more mobile and able to self-select into higher-status ‘ethnic communities’. This research thus reinforces pleas for a more nuanced interpretation of segregation, ghettoization and neighbourhood dynamics.

Abstract

Il ressort de la littérature la plus récente qu'il existerait une association de plus en plus étroite entre la forte concentration en milieu urbain de personnes appartenant à des groupes de minorités visibles et la concentration spatiale de la pauvreté dans les villes canadiennes, phénomène qui n'est pas sans soulever le spectre de la ghettoïsation. C'est dans cette optique que ce papier examine si les ghettos urbains à l'américaine ont vu le jour dans les villes canadiennes, à partir des données des recensements de 1991 et de 2001 et à l'aide d'un système de classification des quartiers conçu spécifiquement pour établir des comparaisons entre les quartiers de différents pays et ceux des États-Unis. Une analyse écologique est ensuite menée afin de comparer l'importance de la concentration des minorités, la classification par quartier, et les caractéristiques du parc de logements et ainsi mieux comprendre la configuration spatiale des populations à faible revenu dans les villes canadiennes en 2001. Les résultats laissent entendre que la ghettoïsation à l'américaine n'est pas un facteur à prendre en compte en ce qui concerne les villes canadiennes, et que la tendance vers une concentration de groupes ethniques n'est pas nécessairement associée au niveau de pauvreté dans le voisinage. En revanche, la concentration d'immeubles à logements multiples, de minorités visibles en général et d'un niveau élevé de diversité raciale en particulier, expliquent, en partie, la distribution des personnes à faible revenu dans le voisinage. Ces résultats laissent entendre que la croissance de l'inégalité des revenus au sein des groupes de minorités visibles est aussi importante que l'inégalité qui existe entre eux. Ceci augmente les chances que les membres les plus défavorisés de tous les groupes de minorités visibles échouent dans un quartier précaire et moins que désirable duquel ils n'ont pas les moyens de s'échapper (y compris les logements sociaux dans les quartiers centraux). Par contre, les membres les plus aisés des groupes minoritaires peuvent choisir de vivre dans une ≪communauté ethnique≫ dont le statut socio-économique est plus élevé. Cette recherche peut servir dans les plaidoyers en faveur d'une interprétation plus nuancée de la ségrégation, la ghettoïsation et les dynamiques de quartier.

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