‘Travel in parallel with us for a while’: sensory geographies of autism

Authors


Abstract

Drawing on autobiographies by authors with autistic spectrum disorders (ASDs), we consider how ASD authors use travel analogies and spatial metaphors to explore questions of difference in autistic sensory experience. ASD authors often appeal to the geographical imagination in an effort to communicate with ‘neuro-typical’ others for whom autistic behaviour can seem so peculiar as to be almost alien. Blurring the boundaries between pathology and normality, ASD authors counter typically negative and/or dismissive assessments of deficiency, disability and deviance with explanations of reasonable difference in environmental response. This paper takes up the challenge of ASD authors to ‘travel in parallel’, circumventing biomedical ‘checkpoints’, if only temporarily, in order to better understand the construction and experience of autistic lifeworlds, wherein spatial and embodied coherence is challenged at every turn and ‘sensory mapping’ is a means of survival. Rather than viewing perceptual and processing challenges characteristic of ASDs as problems to be fixed, we suggest non-autistic others might instead attempt to understand and appreciate sensory diversity in, and on, authors' own terms.

Abstract

« Voyager en parallèle avec nous pendant quelque temps » : les géographies sensorielles de l'autisme

En puisant dans un corpus de récits autobiographiques d'auteurs atteints de troubles du spectre autistique (TSA), cet article explore la question de la différence de l'expérience sensorielle de l'autisme, afin d'examiner comment les auteurs TSA ont recours à des analogies de voyage et des métaphores spatiales. Ces derniers se fondent le plus souvent sur un imaginaire géographique pour communiquer avec les gens « neurologiquement normaux » pour qui les comportements autistiques sont si particuliers, voire étrangers. C'est en brouillant les frontières entre la pathologie et la normalité que les auteurs TSA s'opposent aux évaluations généralement négatives et/ou méprisantes des déficiences et invalidités motrices et cognitives et avancent dans leurs récits des explications selon lesquelles la différence qui existe dans les réactions environnementales est raisonnable. Cet article s'inspire de l'appel des auteurs TSA de « voyager en parallèle » en contournant les « postes de contrôle » biomédicaux, du moins temporairement, afin de mieux comprendre comment se construit et s'éprouve l'univers des autistes dans lequel la cohérence spatiale et incarnée est constamment remise en cause et la « cartographie sensorielle»apparaît comme un moyen de survie. Plutôt que de concevoir les déficits caractéristiques des personnes ayant des TSA comme des problèmes qu'il faut régler, il est proposé que les non-autistes fassent l'effort de comprendre et d'apprécier la diversité sensorielle dans le sens que les auteurs lui donnent.

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