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Keywords:

  • fragmentation;
  • pattern;
  • boreal;
  • Landsat;
  • forest;
  • Canada;
  • drivers

Canada is a large nation, approximately 1 billion hectares in size, and until recently, no national assessment of forest fragmentation had been undertaken. To assess national level biodiversity and ecosystem condition, national drivers of forest fragmentation are identified as being either primarily natural (e.g., resulting from wildfires, water features, or topography), or primarily anthropogenic (e.g., resulting from urbanization or roads and associated activities such as forest harvesting and oil and gas exploration). The relative importance of each of these fragmentation drivers within Canada's ten forested ecozones, which occupy approximately 650 million ha, is assessed using ecozone summaries and standard scores. Forest pattern metrics were generated from a Landsat-derived land cover product and fragmentation drivers were characterized using available national datasets. Through this analysis, we combine and portray the relative importance of forest patches with spatial layers indicative of natural and anthropogenically induced conditions as driving various fragmentation regimes over the forested area of Canada. The forest fragmentation in Canada can be characterized primarily by natural drivers, whereas fragmentation regimes attributable to anthropogenic drivers are typically regionally located and related to industrial activities and access (i.e., roads). We identify three scenarios in our results that characterize forest fragmentation in Canada: ecozones with similar forest patterns but different drivers; ecozones with similar patterns and drivers; and finally, ecozones with both different patterns and different drivers. Our findings indicate that national assessments of forest fragmentation should account for both natural (and inherent) and anthropogenic sources of fragmentation.

La fragmentation des régimes forestiers au Canada

Le Canada s’étend sur un vaste territoire d’une superficie totale d’environ 1 milliard d’hectares, et pourtant, l’évaluation des effets de la fragmentation du milieu forestier n’a été réalisée que très récemment. Les principaux facteurs déterminants de la fragmentation du milieu forestier à l’échelle nationale qui sont retenus dans la cadre des évaluations menées sur l’état de la biodiversité et des écosystèmes sont essentiellement d’ordre naturel (par exemple en raison de vastes incendies, de plans d’eau ou des caractéristiques topographiques) ou d’ordre anthropique (par exemple en raison de l’urbanisation ou de l’aménagement des voies de circulation et des activités connexes comme l’exploitation forestière ou l’exploration pétrolière et gazière). Dans les dix écozones forestières que compte le Canada et qui couvrent environ 650 millions ha, l’évaluation du poids relatif de chacun de ces facteurs déterminants de la fragmentation est réalisée à partir des informations contenues dans les capsules sur les écozones et des notes étalonnées (les cotes z). Les paramètres des structures forestières ont été définis par l’interprétation des images Landsat sur la couverture végétale et le portrait des facteurs déterminants de la fragmentation a été dresséà l’aide de bases de données nationales. De cette étude et à l’aide de couches spatiales révélatrices des effets des perturbations d’origine naturelle ou anthropique, il a été possible de mettre en rapport et d'établir un tableau illustrant l’importance relative des fragments forestiers comme facteur déterminant de la fragmentation des régimes forestiers dans les régions boisées du Canada. La fragmentation forestière au Canada se caractérise avant tout par des facteurs naturels, tandis que les facteurs anthropiques qui interviennent dans la fragmentation des régimes relèvent le plus souvent du niveau régional et sont liés à des activités industrielles et à l’accessibilité (par exemple, par les voies routières). Des résultats obtenus, il se dégage trois scénarios permettant d’envisager la fragmentation du milieu forestier au Canada sous trois angles différents. On identifie d’abord les écozones qui ont des structures forestières semblables, mais des facteurs déterminants différents; puis, les écozones semblables au niveau des structures forestières et des facteurs déterminants; et en dernier lieu, les écozones qui diffèrent sur les plans des structures forestières et des facteurs déterminants. À la lumière de ces conclusions, les évaluations réalisées à l’échelle nationale sur la fragmentation du milieu forestier doivent autant que possible tenir compte des sources naturelles (et donc intrinsèques) et des sources anthropiques de la fragmentation.

Mots clés : fragmentation, structure, boréal, Landsat, milieu forestier, Canada, facteurs déterminants