The state of climate change adaptation in Canada's protected areas sector

Authors


Christopher J. Lemieux, Centre for Applied Sciences in Ontario Protected Areas (CASIOPA)/Interdisciplinary Centre on Climate Change (IC3), Department of Geography and Environmental Management, University of Waterloo. E-mail/Courriel: cjlemieux@uwaterloo.ca

Abstract

Recent suggestions by the World Commission on Protected Areas that conservation actions are likely to fail unless they are adjusted to take account of climate change, emphasize the need for protected areas agencies to begin mainstreaming climate change into policy, planning, and management. This article presents the results of a University of Waterloo and Canadian Council on Ecological Areas survey on the state of climate change adaptation in Canada's protected areas sector, including all federal, provincial, and territorial jurisdictions. Analysis revealed several important findings. First, three quarters of agencies surveyed reported that climate change impacts were already occurring within their respective protected areas systems. Second, climate change was perceived by 94 percent of respondents to be an issue that will substantially alter protected areas policy and planning over the next 25 years. Third, despite the perceived future importance of climate change, little policy, planning, management, or research response is currently being undertaken by most agencies. Overall, with 91 percent of the agencies conceding that they currently do not have the capacity necessary to respond effectively to climate change, the survey revealed an important gap between the perceived salience of climate change and the capacity of protected areas agencies to adapt. Constraints, such as limited financial resources, limited internal capacity, and lack of understanding of real or anticipated climate change impacts, will need to be overcome if Canada's protected areas agencies are to be able to deliver on their various protected areas- and biodiversity-related mandates, such as the perpetual protection of representative elements of Canada's natural heritage, in an era of rapid climate change.

Abstract

L’adaptation aux changements climatiques dans les réseaux d’aires protégées du Canada : état des lieux

La Commission mondiale des aires protégées a récemment laissé entendre que les actions en faveur de la conservation sont vouées à l’échec, à moins que ces dernières tiennent compte des changements climatiques. Pour ce faire, les organismes chargés des aires protégées doivent dès maintenant s’assurer de l’intégration des changements climatiques dans les politiques, les cadres de planification et les modes de gestion. Le présent article rend compte des résultats d’une enquête réalisée conjointement par l’Université de Waterloo et le Conseil canadien des aires écologiques. Celle-ci vise à dresser un état des lieux sur l’adaptation aux changements climatiques dans tout le réseau d’aires protégées du Canada qui relève du palier fédéral, provincial ou territorial. Il se dégage de l’analyse plusieurs constats importants. Tout d’abord, sur l’ensemble des organismes chargés des aires protégées que nous avons interrogés, les trois quarts ont déclaré que les changements climatiques ont déjà des effets visibles sur leur réseau d’aires protégées. Ensuite, 94 pour cent des participants à l’enquête estiment qu’au cours des vingt-cinq prochaines années, l’enjeu des changements climatiques sera au cœur de la politique et de la planification des aires protégées. Finalement, malgré la perception voulant que les changements climatiques exercent une pression croissante, la portée des mesures politiques, de planification, de gestion ou de recherche mises de l’avant par la plupart des organismes jusqu’à maintenant demeure limitée. Si 91 pour cent des organismes indiquent ne pas disposer des capacités nécessaires en ce moment pour réagir de façon optimale aux changements climatiques, l’enquête a permis de mettre en évidence un écart significatif entre la perception de la gravité des changements climatiques et la capacité des organismes chargés des aires protégées de s’adapter. La faiblesse du financement, une capacité d’action limitée, et un manque de compréhension des changements climatiques et de leurs répercussions réelles ou potentielles comptent parmi les difficultés auxquelles sont confrontés les organismes canadiens chargés des aires protégées. Il est impératif de les surmonter afin que ces organismes puissent exercer leurs mandats et être en mesure d’assumer leurs responsabilités concernant la protection et la biodiversité des aires, par exemple, la protection de l’intégrité du patrimoine naturel au Canada dans un contexte de changements climatiques accélérés.

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