SEARCH

SEARCH BY CITATION

Keywords:

  • aboriginal title;
  • territory;
  • British Columbia;
  • Gordon Campbell;
  • Nietzsche;
  • postcolonialism
  • titres autochtones;
  • territoire;
  • Colombie-Britannique;
  • Gordon Campbell;
  • Nietzsche;
  • post-colonialisme

In the span of a few years, Premier Gordon Campbell transformed himself from a strong political critic of Aboriginal peoples in British Columbia to their apparent champion within a “new relationship.” The subsequent sudden collapse of Campbell's alliance with First Nations is a window into federal-provincial relations, constitutional change, Aboriginal political organization, and the consequences of decisions made more than a century ago. Drawing on Nietzsche, we argue that Campbell's intentions, either to control or support Aboriginal peoples, were almost irrelevant; our focus should be on the “will to power” and efforts to stabilize power through territory. As a result of the collision of Aboriginal political mobilization, the expansion of natural resource development, and a series of court decisions, the unresolved nature of Canada's territorial claim to most of the land that is now British Columbia has finally reached a point where it can no longer be ignored, either politically or legally. However, the province lacks the legal authority to recognize or deny Aboriginal title, leaving the provincial government and indigenous peoples in British Columbia equally held hostage by the federal government.

Les propriétés variables: la Colombie-Britannique, les titres autochtones et la «nouvelle relation»

Une transformation s’est opérée en très peu de temps dans l’esprit du Premier ministre Gordon Campbell. En effet, s’il comptait parmi les ardents pourfendeurs des revendications des aborigènes, il s’est fait le défenseur des peuples autochtones de la Colombie-Britannique en établissant une “nouvelle relation”. Peu de temps après pourtant, la rupture soudaine que Campbell a provoquée dans cette alliance avec les Premières nations permet de lever le voile sur la répartition des pouvoirs entre les deux paliers de gouvernement, les amendements constitutionnels, l’organisation politique autochtone et les conséquences de décisions antérieures prononcées depuis plus d’un siècle. En nous inspirant de Nietzsche, nous soutenons que les intentions que Campbell a manifestées, soit pour tenir les peuples autochtones en tutelle, soit pour leur fournir un appui, n’ont presque rien à voir avec la réalité. Nous devrions plutôt mettre l’accent sur la “volonté de puissance” et sur les efforts investis dans la stabilisation du pouvoir exercé sur le territoire. En raison des affrontements entre la mobilisation politique des Autochtones, l’exploitation effrénée des ressources naturelles et une succession de décisions judiciaires, les revendications territoriales au Canada sur la plupart des terres qui constituent aujourd’hui la Colombie-Britannique n’ont toujours pas été réglées et ont ainsi atteint un stade où elles ne peuvent tout simplement pas être ignorées, que ce soit au niveau politique ou juridique. Toutefois, la province ne dispose pas de l’autorité légale nécessaire pour reconnaître ou rejeter les titres autochtones. Pour cette raison, le gouvernement provincial et les peuples autochtones de la Colombie-Britannique sont à la merci du gouvernement fédéral.