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Keywords:

  • British Columbia;
  • Aboriginal Peoples;
  • treaty;
  • reconciliation;
  • Hul’qumi’num
  • Colombie-Britannique;
  • autochtones;
  • traité;
  • réconciliation;
  • Hul’qumi’num

This article explores different understandings of reconciliation within the context of modern treaty making in British Columbia, focusing on the role of the BC treaty process in resolving the longstanding dispute between Aboriginal Peoples and the Crown over rights to land. Although the treaty process was created to reconcile competing interests in the land, Crown and Aboriginal negotiators often have contradictory understandings of how this reconciliation is to take place. Drawing on a case study of the Hul’qumi’num Peoples, a group of Coast Salish First Nations, I examine how different understandings and approaches to reconciliation impede progress at the treaty table. I conclude that progress towards treaty and reconciliation in this case will require coming to terms with the Hul’qumi’num territory's colonial history and geography, something that the current treaty process actively avoids, plus the crafting of a treaty agreement that allows for a more equal sharing of the burden that colonialism has created in this place. More particularly, meaningful reconciliation will require a fuller recognition of Aboriginal title and rights across the breadth of the territory and a commitment to meaningful compensation of Hul’qumi’num Peoples for the wrongful taking of their lands.

Le partage du fardeau colonial : La négociation des traités et la réconciliation dans le territoire des Hul’qumi’num

L’objet de cet article est de mettre en lumière les différentes façons d’appréhender la notion de réconciliation telle qu’elle est établie aujourd’hui en Colombie-Britannique dans le cadre qui régit la négociation des traités. Il est question plus particulièrement du rôle que joue le processus des traités dans lequel s’est engagé la Colombie-Britannique pour régler le litige de longue date qui oppose des Autochtones à la Couronne concernant la reconnaissance des droits à la terre. Bien qu’à l’origine le processus des traités cherche à concilier les intérêts divergents à l’égard des revendications territoriales, les agents de la Couronne et des Autochtones se sont souvent butés à des conceptions contradictoires sur les modalités de fonctionnement de la réconciliation. À partir d’une étude de cas sur les Hul’qumi’num, une collectivité de la Première nation des Salish de la côte, je m’attache à montrer dans quelle mesure les différentes façons d’appréhender et d’aborder la réconciliation sont susceptibles de faire échouer la négociation. Il en ressort que l’état d’avancement du traité et de la réconciliation dépend dans ce cas, à la fois de la volonté d’assumer l’histoire et la géographie de la colonisation du territoire des Hul’qumi’num, un élément que le processus actuel des traités ignore délibérément, et de l’élaboration d’un traité qui vise un plus grand équilibre dans le partage du fardeau que le colonialisme a imposé dans ce lieu. Une réconciliation sincère passe obligatoirement par une meilleure reconnaissance des droits et titres ancestraux des Autochtones sur tout le territoire et par la promesse d’accorder une juste indemnisation aux Hul’qumi’num pour l’appropriation illicite de leurs terres.