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Keywords:

  • Indigenous research paradigms;
  • community-based participatory research
  • paradigmes autochtones de recherche;
  • recherche participative axée sur la communauté

Research projects conducted on Indigenous communities have largely been developed within a dominant Western research paradigm that values the researcher as knowledge holder and the community members as passive subjects. The consequences of such research have been marginalizing for Indigenous people globally, leading to calls for the decolonization of research through the development of Indigenous research paradigms. Based on a reflexive analysis of a five-year partnership focused on developing capacity for tourism development in Lake Helen First Nation (Red Rock Indian Band), we offer a way of understanding the connection between Indigenous research paradigms and the western construct of community-based participatory research as a philosophical and methodological approach to geography. Our analysis shows that researchers should continue to move away from methods that perpetuate the traditional ways of working ON Indigenous communities to methods that allow us to work WITH and FOR them, based on an ethic that respects and values the community as a full partner in the co-creation of the research question and process, and shares in the acquisition, analysis, and dissemination of knowledge. Our reflection also shows that when research is conducted on a community, the main beneficiary is the researcher, when conducted with, both parties receive benefit, while research for the community may result in benefits mainly for the community. We further contend that any research conducted within a community, regardless of its purpose and methodology, should follow the general principles of Indigenous paradigms, and respect the community by engaging in active communication with them, seeking their permission not only to conduct and publish the research but also with respect to giving results of the research back in ways that adhere to community protocols and practices.

Évoluer de la recherche SUR vers la recherche AVEC et POUR les collectivités autochtones : Une réflexion critique sur la recherche participative axée sur la communauté  Les travaux de recherche réalisés sur des collectivités autochtones s’inscrivent dans une large mesure dans le cadre du paradigme dominant et occidental de recherche qui reconnaît la valeur du chercheur en tant que détenteur du savoir, alors que les membres de la collectivité sont considérés comme des sujets passifs. Les pistes de recherche qui en découlent et les résultats obtenus ont pour effet de marginaliser les populations autochtones partout sur la planète. Ce constat est à l’origine d’une mobilisation en faveur de la décolonisation de la recherche qui passe par l’élaboration de paradigmes autochtones de recherche. Nous effectuons une analyse réflexive d’un partenariat mis sur pied il y a cinq ans afin de renforcer les capacités du secteur du tourisme au sein de la collectivité. Le but de cette analyse est de comprendre le lien entre les paradigmes autochtones de recherche et le concept occidental de la recherche participative axée sur la communauté, et de faire émerger une approche philosophique et méthodologique en géographie. Il en ressort que les chercheurs devraient résolument renoncer aux méthodes qui perpétuent les approches traditionnelles qui se penchent SUR les collectivités autochtones et avoir recours plutôt à des méthodes collaboratives POUR et AVEC elles. Ces méthodes s’appuient sur un code d’éthique qui respecte et valorise la collectivité comme un partenaire à part entière dans la définition conjointe de la question et du processus de recherche, ainsi que dans l’acquisition et la diffusion des connaissances. Nous soutenons en outre que les travaux de recherche effectués au sein d’une collectivité, indépendamment de leur objet et méthodologie, devraient se conformer aux principes généraux des paradigmes autochtones. Ils devraient par ailleurs gagner le respect de ces collectivités en assurant une communication active et en agissant avec leur permission, non seulement pour mener à bien la recherche, mais aussi pour publier les résultats de recherche et leur en faire profiter conformément aux exigences protocolaires et aux pratiques propres à la collectivité.