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Keywords:

  • marine protected areas;
  • First Nations;
  • marine conservation;
  • Aboriginal peoples;
  • no-take zones;
  • community-based participatory research
  • ZPM;
  • Premières Nations;
  • conservation marine;
  • peuples autochones;
  • zones sans prélèvement

The Canadian Government has committed to establishing a national network of Marine Protected Areas. Progress in the Salish Sea (Strait of Georgia) of British Columbia has been slow. Opposition by First Nations is a factor as these protected areas have the potential to impact on Aboriginal rights. This case study with the Hul’qumi’num First Nations examines their approaches to marine conservation and their perspectives on “no-take zones” as a component of marine conservation. The study used a variety of community engagement procedures including relationship building, hiring of a Hul’qumi’num research assistant, conducting individual interviews, focus groups, and field surveys. Interviews were conducted with 41 participants contacted because of their knowledge and interest in marine resource use. The views reported provide a rich understanding of Hul’qumi’num attitudes, but cannot be generalised to the whole population. There was widespread support for efforts to involve local First Nations communities in the development of management plans for marine resources, and also for recognition of First Nation reliance on marine resources for food, social, and ceremonial needs and for economic development opportunities. The establishment of permanent no-take zones was met with both opposition and support. The most highly endorsed statement about no-take zones is one of principle—that they are a violation of Aboriginal rights. However, there was also strong agreement that permanent no-take zones would help reduce over-fishing. The National Marine Conservation Area program is in its infancy and it remains to be seen how the “strictly protected” zone of the legislation will be interpreted in relationship to Aboriginal harvesting practices. However it is clear that successful conservation will only occur with Aboriginal consent in many areas and there needs to be greater investment in understanding Aboriginal perspectives on marine conservation.

Une exploration des attitudes qu’adoptent les Hul’qumi’num, peuples autochtones Salish de la côte, devant la création de zones sans prélèvement dans les zones de protection marines de la Mer de Salish, Colombie-Britannique, Canada

Le Gouvernement du Canada prévoit la création d’un réseau national de zones de protection marines (ZPM). La procédure engagée pour la création d’aires de protection marines dans la Mer de Salish (Détroit de Géorgie) en Colombie-Britannique progresse toutefois lentement car leur mise en place se heurte à l’opposition des Premières Nations. La raison est que les ZPM peuvent avoir des répercussions sur les droits des Autochtones. Portant sur les Premières Nations des Hul’qumi’num, cette étude de cas explore leurs façons d’envisager la conservation marine et leurs manières de concevoir dans une telle optique les zones sans prélèvement. Dans le but de promouvoir la participation active des communautés, un ensemble de moyens ont été utilisés dans cette étude, dont notamment l’établissement de relations personnelles, l’embauche d’un assistant de recherche Hul’qumi’num, la réalisation d’entrevues individuelles, la mise sur pied de groupes de discussion, et la tenue d’enquêtes de terrain. L’intervention des communautés locales des Premières Nations dans le cadre d’élaboration de plans de gestion pour les ressources halieutiques a fait l’objet d’une large adhésion et s’inscrit dans une démarche de conservation marine. De même, la dépendance des Premières Nations envers les ressources halieutiques pour répondre à leurs besoins alimentaires, sociaux et cérémoniaux et pour soutenir le développement économique est aussi considéré comme un fait établi. Si 35 pour cent des participants s’opposent à la création de quelques zones sans prélèvement permanentes, 48 pour cent d’entre eux se prononcent en faveur. L’énoncé qui a reçu le plus grand appui concernant les zones sans prélèvement se fonde sur le principe qu’elles ne respectent pas les droits des Autochtones. Cependant, l’idée que les zones sans prélèvement permanentes peuvent entraîner une diminution de la surpêche faisait l’unanimité (85 pour cent). La recherche permet de jeter un éclairage sur les intérêts que défendent les Autochtones dans la gestion des ressources halieutiques et sur l’efficacité des ZPM, dont la création est envisagée par le gouvernement, pour faire respecter les cibles et les conceptions de conservation des peuples autochtones.