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Keywords:

  • friendship;
  • participatory research;
  • Indigenous geographies
  • amitié;
  • recherche participative;
  • géographies autochtones

Geographic engagement with Indigenous peoples remains inextricably linked to colonialism. Consequently, studying Indigenous geographies is fraught with ethical and political dilemmas. Participatory and community-based research methods have recently been offered as one solution to address concerns about the politics of gathering, framing, producing, disseminating, and controlling knowledge about Indigenous peoples. In this article, we critically engage with the emergence of participatory and community-based research methods as “best practice” for undertaking research into Indigenous geographies. We articulate four concerns with this form of research: a) dissent may be stifled by non-Indigenous researchers’ investments in being “good”; b) claims to overcome difference and distance may actually retrench colonial research relations; c) the framing of particular methods as “best practices” risks closing down necessary and ongoing critique; and d) institutional pressures work against the development and maintenance of meaningful, accountable, and non-extractive relations with Indigenous communities. We then contemplate the spatiality of the critique itself. We consider the ways in which our longstanding friendship, as researchers invested at multiple scales with Indigenous geographies and identities, provides its own distinct space of practice within which to confront the political and ethical challenges posed by research with/about/upon Indigenous geographies and peoples. While not arriving at any concrete template for undertaking research about Indigenous geographies, we suggest that certain friendships, established and situated outside research relationships, may be productive spaces within and through which research methods may be decolonized.

La recherche participative axée sur la communauté, les géographies autochtones, et les espaces de l’amitié: Les sites de dialogue critique

Établir un dialogue sur les questions géographiques avec les peuples autochtones est indissociable du colonialisme. Par conséquent, l’étude des géographies autochtones se heurte à des dilemmes d’ordre éthique et politique. Des méthodes de recherche participative axée sur la communauté ont récemment vu le jour dans l’optique de résoudre les enjeux politiques entourant la collecte, l’encadrement, la production, la diffusion et le contrôle des connaissances sur les peuples autochtones. C’est notamment à la faveur des relations étroites d’amitié de longue date que nous entretenons entre chercheurs investis dans les multiples facettes des géographies et des identités autochtones que nous jetons un regard critique sur l’émergence des méthodes de recherche participative axée sur la communauté reconnues comme une « pratique exemplaire » pour la recherche sur les géographies autochtones. Ainsi, dans cet article, nous abordons quatre questions relatives à cette approche en recherche: a) la dissidence peut être étouffée par des chercheurs non-autochtones qui visent la « qualité»; b) les revendications formulées pour contrer la différence et la distance peuvent ramener les relations de recherche à une forme coloniale; c) la définition au préalable de méthodes particulières comme « pratiques exemplaires » peut conduire à une sorte d’immunité face à une critique nécessaire et évolutive; et d) les pressions que peuvent exercer les institutions vont à l’encontre de l’établissement et du maintien de relations véritables, responsables et non abusives avec les collectivités autochtones. Bien qu’un modèle en recherche sur les géographies autochtones ne soit pas encore mis au point, nous sommes portés à croire que des amitiés nouées en dehors des relations de recherche rendraient possibles des espaces productifs à l’intérieur desquels et par lesquels des méthodes de recherche de décolonisation pourront prendre leur essor.